Annoncé par le secrétaire d’État Marco Rubio via son compte officiel X, l’ambassadeur sud-Africain aux États-Unis, Ibrahim Rassoul, est désormais déclaré persona non grata. Accusé de « haïr » le président américain Donald Trump, l’ambassadeur d’Afrique du Sud a 72 heure pour déserter le sol américain.Â
La tension diplomatique entre les Etats-Unis et l’Afrique du Sud est dorénavant plus que tangible, elle est mordante !
Après un discours imprudemment prononcé par le diplomate sud-africain lors d’une conférence organisée par un institut basé à Johannesburg, Ebrahim Rasool a été accusé de « haïr » le 47 ème président américain après qu’il ait osé commenté la méthode gouvernance de celui-ci, expliquant que Donald Trump menait « une politique de suprématie blanche ». Pour le secrétaire d’État Marco Rubio, cette parole de l’ambassadeur « nourrit les tensions raciales ».Â
Les États-Unis ont donc donné 72 heures à l’ambassadeur sud-africain pour quitter leur territoire, selon Pretoria. « Le département d’État l’a informé, vendredi 14 mars, qu’il avait 72 heures pour quitter le pays », a déclaré Chrispin Phiri, porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères, dans un bref communiqué.
La réaction de la présidence sud-africaine face à cette décision extrême demeure sage, désignant cette situation de « regrettable » : « La présidence demande instamment à toutes les parties prenantes et concernées de maintenir le décorum diplomatique auquel ils s’étaient engagés précédemment. L’Afrique du Sud reste déterminée à construire une relation mutuellement bénéfique avec les États-Unis d’Amérique », a déclaré Vincent Magwenya, porte-parole du président.