D’après des sources locales, le Burkina Faso a été de nouveau la scène d’un récent coup d’Etat raté le dimanche 4 janvier 2026.
les tensions se sont montées vers 1h du matin, après que des milliers de jeunes burkinabè se soient mobilisés et déplacés vers le palais présidentiel pour montrer leur soutien et contribuer à assurer la sécurité du chef de l’État.
En effet, dans plusieurs quartiers stratégiques de Ouagadougou, mais aussi à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays, des mouvements inhabituels de populations et de forces de sécurité ont été observés. Des associations proches de la Veille citoyenne, connues pour leur soutien au régime militaire, ont appelé les habitants à se rassembler pour contrer ce qu’elles présentaient comme une tentative de coup d’Etat.
Selon Afrik.com, des témoins évoquent des barrages spontanés, des rassemblements nocturnes et une atmosphère lourde, marquée par la crainte d’affrontements. Plusieurs casernes auraient été placées en état d’alerte maximale, sans communication officielle détaillée de la part des autorités militaires.
Paul-Henri Sandaogo Damiba de retour ?
Des médias favorables au pouvoir en place ont fait état de plusieurs arrestations au sein de l’armée. Certains officiers et soldats seraient soupçonnés d’avoir participé à un projet de déstabilisation des institutions. Dans ces mêmes cercles médiatiques, le nom de l’ancien président de Transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été cité comme possible instigateur à distance, depuis son lieu d’exil au Togo.
Ces accusations s’inscrivent dans une série de mises aux arrêts intervenues ces derniers mois, notamment à la fin du mois de septembre, lorsque des militaires avaient déjà été interpellés pour atteinte présumée à la sûreté de l’État. Face à ces rumeurs de coup de force, les soutiens du capitaine Ibrahim Traoré, souvent appelés les « Wayignans », se sont massivement mobilisés.