Le vendredi 26 juin 2026, l’ancien Brigadier-chef Major du nom de Moulou Mehedi Adrigael (officiellement nommé Moulou Mighindi Haardry Gaël), qui dénonçait avec véhémence un harcèlement sexuel dont il était victime au sein des forces de police nationale Gabonaise, est mort de suite d’un empoisonnement.
C’est une véritable tragédie qui vient de s’apprendre. Moulou Mehedi Adrigael n’est plus, a rapporté sa fille au média gabonais en ligne Gabon Media Times (GMT). Selon les premiers éléments recueillis auprès de la famille, son état de santé se serait dégradé après sa récente libération de prison.
En effet, sa jeune fille prénommée Naelle explique qu’après son retour à l’habitat, il aurait été urgemment conduit à l’hôpital. Sur place, des examens auraient révélé une infection pulmonaire et une atteinte à l’un de ses reins. Monsieur Mighindi aurait ensuite demandé à changer de structure sanitaire avant que son état ne s’aggrave, mais il y passera plutôt une semaine ; une longue période durant laquelle sa santé se détériora davantage. « Il disait qu’il voulait rentrer à la maison, se reposer et tout. On lui disait que tu ne peux pas rentrer, tu es encore malade. Il voulait même pas prendre les médicaments, il disait qu’il était fatigué, il voulait juste se reposer. Même pour manger, il ne mangeait plus. Parallèlement, c’était compliqué. Boire aussi, il n’arrivait pas, il s’étouffait », partage l’enfant auprès de GMT.
Alors que des messages de condoléances encombrent le réseau social Facebook, l’interview invraisemblable qui a beaucoup fait parler de Moulou Mehedi Adrigael, datant du 18 janvier 2026, refait de nouveau surface. Dans cette entrevue avec le journal local Gabon Media Time, l’ancien Brigadier-chef-major de la Police gabonaise dénonçait un harcèlement sexuel présumé de la part d’un supérieur hiérarchique, tout en évoquant également des pressions, la disparition présumée de son dossier administratif et l’existence d’un arrêté de radiation qu’aucune autorité, selon lui, ne reconnaissait officiellement.
Suivant cette interview, la police nationale avait réagi, affirmant qu’il était un repris de justice et qu’il avait bien été radié de ses effectifs. Cinq mois plus tard, il était revenu devant les médias pour affirmer que son dossier n’avait toujours pas évolué et que dans ce cas il comptait porter plainte pour diffamation contre certains responsables de la police nationale. Après cette deuxième intervention, il sera arrêté puis libéré quelques jours plus tard.
Retrouvez son intervention ici, ou bien lisez notre résumé de ce témoignage sur cet article.