Gabon : un citoyen Gabonais interpellé pour avoir dénoncé un racket policier

D’après le média indépendant La fuite de l’Info, un père de famille gabonais du nom de Steeve Mboumba Kassa, a été embarqué par la Police judiciaire (PJ) du Komo en plein cœur de Libreville, pour avoir simplement révélé, et avec des preuves à l’appui, un racket nocturne perpétré par des agents au carrefour Cenares. Cette affaire, relayée par une publication virale, dévoile des dérapages graves au sein des forces de l’ordre et sème l’indignation.  
L’arrestation a eu lieu le 29 avril 2026, entre 4 et 5 heures du matin. La compagne enceinte de Steeve Mboumba Kassa, qui a été détenu par des agents de la PJ de Fopi avant d’être transférée à la PJ du Komo les « 9 étages », pour ensuite être libéré, a été contrainte de guider sept agents  jusqu’au domicile de son concubin, à Montalier dans Nzeng-Ayong.
C’est ainsi que Steeve Mboumba Kassa est interpellé à son tour, menotté tel un malfrat. La veille, ce dernier a osé poster en ligne vers 22 heures une alerte sur les réseaux sociaux, documentant le racket au carrefour Cenares. Les commentaires des internautes, unanimes et révélateurs, confirment ces pratiques connues de tous, malgré les dénonciations récurrentes. Dans la continuité de ces opérations, les éléments de la PJ sont par ailleurs revenus aux environs fe 20 h au domicile de l’intéressé afin de procéder à la réquisition de son véhicule, une démarche qui soulève de nouvelles interrogations quant au respect des procédures en vigueur.
Mais l’injustice ne s’arrête pas là. Selon des sources policières du journal, « un complot judiciaire se trame pour déférer Steeve Mboumba Kassa devant le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville ». « Arrêter une victime qui dénonce est inacceptable et passible de révocation », a confié un officier de haut rang.

Racket policier, un maux qui persiste au Gabon

Le racket policier au Gabon demeure un problème persistant, malgré les réformes et les mises en garde répétées des plus hautes autorités de la Transition.
Bien que des mesures d’interdiction des contrôles routiers inopinés aient été prises, les pratiques de racket continuent sous de nouvelles formes, notamment via des contrôles effectués depuis des véhicules de service stationnés discrètement. Les chauffeurs de taxi et de bus privés sont les plus touchés par ces extorsions, souvent justifiées par des contrôles de documents fictifs ou abusifs.

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