Une hémorragie, probablement causée par une excision, a mis fin à la courte existence d’un bébé d’à peine un mois, arrivé mort à l’hôpital de Banjul, capitale de la Gambie. Déjà trois femmes soupçonnées d’en être à l’origine ont été arrêtées, le mercredi 13 aout 2025.
La petite fille a été déclarée morte à son arrivée à l’hôpital de Banjul, la capitale, après avoir « subi une excision présumée » et avoir été victime d’une hémorragie importante, avait annoncé la police gambienne dimanche. Les faits se sont déroulés dans la ville de Wellingara (ouest) et la date exacte du décès du bébé n’a pas été communiquée par les autorités.
Trois femmes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire ont été placées en détention, a indiqué la police, tandis qu’une enquête est menée dans la ville de Wellingara (ouest), où se sont déroulés les faits. Cependant, des militants des droits humains réclament toujours des conséquences plus imposantes suite à l’exécution d’une pratique pourtant reconnue illégale depuis 2015, mais encore largement pratiquée dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, selon un communiqué transmis mardi à l’AFP.
Les mutilations génitales féminines (MGF) sont appliqués sous prétexte d’une tradition religieuse et culturelle. Parmi elles, l’excision, qui consiste en l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes. Le but ? Priver les femmes de plaisir sexuel – considéré comme « malsain » – et augmenter celui des hommes. « Les MGF ne sont pas une tradition à défendre, c’est une forme de violence sexiste qui peut tuer », a déclaré Santana Simiyu, avocate spécialisée dans les droits humains, dans un communiqué transmis à l’AFP.