Le 8 juillet, lors de la promulgation du projet de loi de 2026 sur le Fonds souverain à la State House de Nairobi, le sénateur kenyan Dr Oburu Odinga a exhorté le président William Ruto à faire preuve de fermeté dans la mise en œuvre des réformes gouvernementales clés.
Durant la cérémonie de signature du 8 juillet, Le Dr Oburu Odinga, dirigeant du parti Orange Democratic Movement (ODM), a exhorté le président William Ruto à faire preuve de fermeté dans la mise en œuvre des réformes gouvernementales clés, affirmant que les programmes transformateurs exigent souvent un leadership audacieux, en dépit des critiques de l’opinion publique.
Le chef du parti Orange Democratic Movement (ODM) a souligné que les gouvernements ont historiquement peiné à mener à bien des réformes majeures en raison des pressions exercées par des groupes d’intérêts particuliers. Pour cette raison, il suggère au dirigeant du pays d’user d’une « petite dose de dictature ». Selon lui, ce ne serait pas une mauvaise idée, arguant qu’un leadership résolu est parfois nécessaire pour garantir la concrétisation de programmes nationaux cruciaux. « Nous avons fait partie du gouvernement, et j’ai occupé le poste de ministre adjoint des Finances. Nous avons tenté d’avancer, mais les intérêts privés gravitant autour du pouvoir — désireux de tirer profit de petits projets d’infrastructure qui ne font pas progresser le pays — exercent systématiquement des pressions sur le gouvernement, l’empêchant ainsi d’avancer », a-t-il déclaré.
« Parfois, il y a trop de démocratie ; il faudrait un peu de dictature bienveillante pour que les choses puissent avancer. Monsieur le Président, je ne veux pas dire que vous devriez être un dictateur ; je ne dis pas cela »
Oburu persiste dans son discours en rassurant qu’en faisant usage de dureté au pouvoir « les gens se rendront très bientôt compte que certaines de ces mesures sont très bénéfiques » pour leur pays.
Mercredi, le président Ruto a promulgué la loi de 2026 sur le Fonds souverain. La loi institue le fonds souverain du Kenya, qui devrait fournir un cadre pour l’épargne et l’investissement des excédents de ressources publiques en vue du développement national à long terme.