Le chef de l’opposition ougandaise, Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a affirmé dans une interview avec le média Al Jazeera, s’être échappé d’une perquisition chez lui et depuis lors se cache des autorités.
Bobi Wine mène désormais une triste vie de fugitif. Depuis son opposition publique, rejetant catégoriquement les résultats annoncés par la Commission électorale samedi de l’élection présidentiel – désignant d’ailleurs le président sortant Yoweri Kaguta Museveni pour la septième fois vainqueur-, l’ancienne Pop star converti en personnalité politique fait face à des menaces répétés à son égard.
Le chef de l’armée ougandaise et fils du président Yoweri Museveni, Muhoozi Kainerugaba, a affirmé vouloir la mort du leader de l’opposition Bobi Wine, dans un message publié lundi soir sur X, quelques jours après la réélection de son père jeudi pour un septième mandat. « Nous avons tué 22 terroristes de la NUP (la Plateforme d’unité nationale, le parti de Bobi Wine, NDLR). Je prie pour que Kabobi (le surnom qu’il lui a donné) soit le 23ème », a-t-il écrit.
Le candidat de l’opposition, âgé de 43 ans et leader de la Plateforme de l’unité nationale (NUP), a affirmé qu’il avait réussi à échapper aux forces de sécurité, tandis que son épouse et d’autres membres de sa famille restent assignés à résidence. « Je sais que ces criminels me cherchent partout, et je fais de mon mieux pour rester en sécurité », a-t-il ajouté, expliquant que dans le contexte d’une coupure d’Internet à l’échelle nationale, des rumeurs sur son enlèvement s’étaient répandues.
Robert Kyagulanyi cite être hébergé et protégé par la population.