République Centrafricaine : 150 000 enfants bénéficieront de l’enregistrement des naissances

Au moins 150 000 enfants en République centrafricaine disposeront de leur acte de naissance dans le cadre d’un nouveau partenariat qui vient d’être conclu entre l’UNICEF et l’Union européenne.

Au cours de ce programme de quatre années, l’UNICEF travaillera avec le gouvernement centrafricain pour accroître le taux d’enregistrement, en particulier à Bangui, Bambari et Bouar, permettant d’enregistrer au moins 37 500 naissances supplémentaires par année. « En donnant à chaque enfant une identité légale, nous lui donnons une place reconnue dans la société et les moyens de construire son avenir. Ce partenariat avec l’UNICEF illustre l’engagement constant de l’Union européenne à défendre les droits fondamentaux et à bâtir, avec la République centrafricaine, un avenir plus juste et inclusif », informe l’Ambassadeur de l’Union Européenne, Diego Escalona Paturel.

Pour atteindre les objectifs, le projet vise à toucher 500 000 parents et membres de la communauté, ainsi que 135 centres de santé et 43 bureaux d’état civil. « Avoir une identité légale est un droit fondamental pour chaque enfant, qui lui ouvre des portes vers de nouvelles opportunités et limite l’exclusion », a dit le Représentant de l’UNICEF en RCA, Félix Ackebo.  » Nous savons ce qui fonctionne pour donner à des dizaines de milliers d’enfants une identité légale et une meilleure chance de contribuer au capital humain et à la prospérité du pays : la numérisation, la simplification des procédures, la gratuité et l’interopérabilité entre les plateformes de santé et d’enregistrement civil », il ajoute.

Un élément clé du projet consistera à renforcer les liens entre le secteur de la santé et l’état civil afin de faciliter l’enregistrement des naissances par les parents sur le lieu de naissance. Le projet renforcera également les liens avec le secteur de l’éducation. De plus, l’UNICEF renforcera la coordination et des systèmes nationaux, conformément au Plan national de développement. Cela comprendra un appui ciblé aux parties prenantes clés pour lever les obstacles à l’enregistrement, avec une attention particulière portée aux enfants vivant dans les zones les plus difficiles d’accès.

En République centrafricaine, 55 % des enfants de moins de cinq ans ne sont pas enregistrés à la naissance, selon les données de 2019 (MICS-6).

Dernières infos

Partagez cet article

Interagissez avec nous

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut