République de Guinée : La vidéo virale d’une échauffourée entre un professeur et une jeune élève lance le débat sur l’éducation et l’irrespect du métier d’enseignant

Depuis la date du vendredi 5 juin 2026, une vidéo présentant une violente altercation entre un professeur et une jeune élève éveille des discussions sérieuses en ligne concernant le métier d’enseignant en Guinée et son manque de considération par une jeunesse défiant avec irrévérence leur autorité.

La toile guinéenne s’anime et s’exalte dans des échanges passionnés depuis la diffusion massive d’une vidéo prise dans une salle de cours, révélant une violente querelle entre une jeune élève et son enseignant. L’incident se serait produit au Groupe scolaire HAMAS, et l’élève embarquée dans cette querelle se fait appeler Aïcha Kallé.

Le jour suivant l’incident, la jeune fille s’est exprimée publiquement sur News Quotidien. Cette dernière est revenue sur la raison derrière cette dispute et a tenu à s’excuser auprès des personnes scandalisées par son comportement observé dans la vidéo envers son professeur.

D’après elle, le pépin a débuté par un simple mécontentement pédagogique.« J’étais couchée sur la table », admet-elle, expliquant que l’enseignant se contentait de relire des notions déjà acquises avec un précédent professeur. Malgré ce manque d’intérêt passager, elle souligne avoir été initialement attentive : « À son arrivée, j’avais même répondu à sa question.». La situation a davantage basculé lorsque l’enseignant a exigé qu’elle quitte la salle de classe. La lycéenne rapporte une version des faits où la tension est montée d’un cran suite à un contact physique : « Comme il m’avait tapée trois fois et que je ne m’étais pas levée, j’ai commencé à m’expliquer. J’ai alors commencé à prendre mon sac. C’est à ce moment-là qu’il m’a jetée à terre. ».
Consciente de la gravité des images et de l’atteinte à la réputation de son établissement, la jeune fille a tenu à se rattraper en qualifiant son comportement d’« accidentel », tout en insistant sur le fait que ces gestes ne reflètent pas son éducation. « Je demande pardon à ma famille, à mes encadreurs, à l’État et plus particulièrement à mon lycée », a-t-elle déclaré timidement. Elle conclut en affirmant sa volonté de rétablir la vérité sur son caractère : « Je tiens à faire comprendre que je ne suis pas une fille insolente. »

« Il y a un désengagement parental … » 

Approché afin de réagir à cette scandaleuse péripétie, le secrétaire général de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE), Alpha Gassimou Barry, ne s’est aucunement privé de pointer du doigt l’encadrement familial qui manque malheureusement à jouer un rôle clé dans l’éducation des jeunes gens. « Aujourd’hui, il faut se le dire, il y a un désengagement parental. C’est ça la réalité. La responsabilité incombe 80% les parents », il clame. 

« Nous sommes là à leur service. Nous ne sommes pas leurs ennemis »

Monsieur Barry rappelle urgemment au public que ce type d’épisode est « un phénomène qui est en train de gangréner l’éducation guinéenne ». « La violence scolaire est un défi collectif qui appelle à une mobilisation de tous les acteurs, parents, enseignants, autorités et élèves, afin de redonner à l’école sa vocation première. Transmettre le savoir dans le respect et la discipline », il cite.

S’adressant à tous les élèves de la République de Guinée, il demande d’eux une sincère considération du métier des enseignants.

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