Le 4 mai 2026, une mobilisation impressionnante s’est faite dans la capitale de la RDC, Kinshasa, en réaction aux récentes sanctions prises par l’administration du président Donald Trump contre le politique Joseph Kabila.
Sous l’initiative du parti de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UPDS), une foule immense a envahi le 4 mai les artères de la capitale, du rond-point Limete 1ère Rue jusqu’au boulevard Triomphal, pour exprimer son approbation aux sanctions prises par l’administration du président Donald Trump contre Joseph Kabila, accusé d’implication dans l’insécurité persistante à l’Est du pays.
En effet, le 30 avril, Washington accusait l’ex-dirigeant de la RDC (2001 à 2019) de tenter de « déstabiliser le gouvernement de RDC en soutenant le M23 et l’AFC« , précisant que ce dernier a notamment « vécu sous la protection du M23 » l’an dernier à Goma, fief du groupe armé dans l’est de la RDC. D’après le Trésor américain Joseph Kabila « a apporté un soutien financier à l’AFC afin d’influencer la situation politique dans l’est de la RDC ». L’ex-président congolais, poursuit le Trésor américain, aurait encouragé des soldats des FARDC à faire défection et à rejoindre la rébellion. Joseph Kabila se serait également « efforcé de présenter un candidat opposé à l’actuel président de la RDC », Félix Tshisekedi, « dans le but de regagner de l’influence sur le gouvernement de la RDC ».
Et donc, la délégation s’est rendue à l’ambassade des États-Unis à Kinshasa pour déposer un mémorandum, symbole d’un soutien clair et assumé à la lutte contre l’impunité et pour le rétablissement de la paix.
Cependant, un fâcheux dérapage s’est produit. Des images devenues virales sur les réseaux sociaux montrent de jeunes manifestants, certains vêtus de T-shirts blancs, mettant le feu et saccageant le bureau du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), pourtant dorénavant non-opérationnel.