La peine de mort a été requise contre Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo, par contumace pour complicité avec le groupe armé M23.
Depuis la date du 25 juillet 2025, Joseph Kabila, qui a dirigé la République démocratique du Congo entre 2001 et 2019, est jugé par contumace devant la Haute Cour militaire de Kinshasa. En effet, ce dernier n’a jamais comparu devant la cour, malgré plusieurs tentatives de notification. Et donc, sans même sa présence le procès a continué d’évoluer.
Le général Lucien René Likulia a ainsi affirmé que « le prévenu envisageait de renverser par les armes le régime constitutionnel en place », avec l’aide notamment de Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lors du scrutin présidentiel de décembre 2018, avant de rallier le M23 en 2023.
L’opposition conteste
Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent de l’ancien parti présidentiel congolais (PPRD), a qualifié le procès de « bidon » et de « manœuvre politique ». Il a déclaré : « Depuis le 25 juillet 2025, j’ai annoncé que c’était un procès bidon. C’est une décision politique à laquelle on va donner un habillage judiciaire ». Il ajoute que cette décision ne fait que renforcer la popularité de Joseph Kabila, et il appelle donc les cadres et militants du PPRD à rester sereins.
Opinion similaire pour Moïse Katumbi, opposant congolais du parti Ensemble pour la République, qui dénonce une « manœuvre politique cynique » visant à « réduire au silence un acteur majeur » et à « semer la terreur ». S’ajoute également la pensée du politique Dieudonné Bolengetenge, qui a exprimé ses craintes quant à l’utilisation de la justice comme arme de répression, susceptible de radicaliser les acteurs politiques et de mener au chaos. Il a appelé les partenaires internationaux à rejeter ce « simulacre de justice » et à privilégier le dialogue.
Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales, une autre plateforme d’opposition, a qualifié le procès de « feuilleton politico-judiciaire » et a dénoncé « l’instrumentalisation abusive et éhontée de la justice » par le président Félix Tshisekedi