République Démocratique du Congo : ouverture du procès de l’ancien président Joseph Kabila pour « crimes contre la paix »

Le procès du sénateur à vie et ancien président de la république, Joseph Kabila, accusé de complicité avec le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, s’est officiellement ouvert le vendredi 25 juillet à Kinshasa. Les faits qui lui sont reprochés sont passibles de la peine de mort.

Depuis la perte de son immunité le mois de mai dernier, le désormais opposant déclaré au gouvernement est poursuivi pour participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre la paix et la sécurité de l’humanité ainsi que de l’homicide intentionnel par balles. De plus, l’on compte la haute trahison, l’apologie, le viol, la torture, la déportation et l’occupation à force ouverte de la ville de Goma sont aussi repris parmi les griefs à sa charge.

Ces faits sont passibles de la peine de mort en République démocratique du Congo, où un moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003 a été levé en 2024 – aucune exécution n’ayant cependant eu lieu depuis. Selon des déclarations recueilli par le journal en lige RFI, le vice-président du Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Aubin Minaku – le parti de Joseph Kabila-, l’ouverture de ce procès est une décision « politique » pour tenter d’écarter l’ancien président Kabila de la scène politique, le pousser à une « retraite anticipée »

Sans surprise, Joseph Kabila n’était pas à l’audience. Cela fait d’ailleurs plus de deux ans que le politique de 54 ans n’a pas été vu à Kinshasa, puisqu’il vit dorénavant à l’étranger ; même s’il a récemment été vu dans l’est du pays. Les services de la justice ne l’ont pas trouvé dans sa résidence de la Gombe, ni encore à Kingagati. Cette absence a donc poussé  la justice a acté que l’ancien président sera jugé par défaut et qu’il n’y aura donc pas d’avocat de la défense.

L’affaire a été renvoyée au 31 juillet pour permettre aux avocats de la partie civile d’accéder aux pièces du dossier.

 

 

L’affaire a donc été renvoyée au 31 juillet, le temps que les avocats de la partie civile puissent accéder aux pièces du dossier.

Ces faits sont passibles de la peine de mort en République démocratique du Congo, où un moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003 a été levé en 2024 – aucune exécution n’ayant cependant eu lieu depuis.

Les proches de l’ancien chef de l’État, notamment les cadres de sa famille politique, ont toujours rejeté toutes ces accusations, les qualifiant de « manœuvres politiques » et de « théâtre » visant à discréditer leur autorité morale et à détourner l’attention de véritables problèmes du pays.

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