Sénégal : l’UNICEF, UNFPA et ONU Femmes dénoncent l’excision collective de 11 filles de moins de cinq ans

Dans un communiqué publié le 25 février 2025, les Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), rejoient par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et l’ONU Femmes, dénonce l’excision collective de 11 fillettes âgées de cinq mois à cinq ans dans le département de Goudomp, dans la région de Sédhiou.  

L’UNICEF, UNFPA et ONU Femmes regrettent profondément ces faits qui interviennent quelques jours après la commémoration nationale de la Journée internationale de tolérance zéro contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF). Les trois organisations tiennent à rappeler  l’article 7 de la Constitution du Sénégal qui prévoit la protection de toutes les personnes contre toutes les mutilations physiques en ces termes : «Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, au libre développement de sa personnalité, à l’intégrité corporelle notamment à la protection contre toutes mutilations physiques».

Au Sénégal, près de deux millions de filles et de femmes ont subi des MGF. 12.9% des filles âgées de moins de 15 ans sont excisées, 8 sur 10 avant leur cinquième anniversaire et rarement après 10 ans.«L’excision n’est pas seulement une atteinte à l’intégrité physique des filles, c’est une négation de leur avenir. Nous ne pouvons pas rester silencieux face à cette pratique qui vole à des filles de plus en plus jeunes leur enfance et leur bien-être. Il est temps d’unir nos forces pour que plus jamais une fille ne subisse cette violence», a souligné Jacques Boyer, Représentant de l’UNICEF au Sénégal.

Bien qu’aucune interpellation n’ait été faite à ce jour, les trois agences du Système des Nations Unies saluent le travail des forces de l’ordre et des services de protection de l’enfant et de la santé, ainsi que l’engagement des personnes qui ont dénoncé ces crimes et permis d’identifier les victimes.

Les MGF infligent de graves blessures physiques et psychologiques, profondes et irréversibles, engendrant des douleurs, des traumatismes et des risques mortels pour la santé. De même, elles portent atteinte aux droits fondamentaux des femmes et des filles de disposer de leur corps et de vivre en toute sécurité et dans la dignité.

 

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