Pour cette nouvelle édition 2025, le comité national de Miss Côte d’Ivoire a décidé d’interdire à l’avenir aux candidates de porter des perruques ou des extensions pour se présenter à l’élection de reines de beauté.
Du point de vue de Victor Yapobi, président du comité Miss Côte d’Ivoire, « la beauté doit être naturelle ». Auparavant, seules deux Miss Côte d’Ivoire sur les 28 sacrées s’étaient présentées avec des cheveux naturels au concours de beauté, dont Marlène Kany Kouassi, élue en 2022. Dans un pays où les perruques et les extensions sont considérées comme une norme, que ce soit dans les concours de beauté ou la vie quotidienne, cette décision du comité national de Miss Côte d’Ivoire est ce que l’on appelle un audacieux « game changer ». « Elles peuvent venir nattées, elles peuvent venir avec les cheveux courts, si elles n’ont pas de cheveux, elles peuvent venir rasées », avait déclaré en février le président du comité Miss Côte d’Ivoire à RFI
Ainsi donc, tous les artifices capillaires ont ainsi été bannis de l’ensemble des élections régionales qui se déroulent ce printemps dans 13 villes du pays d’Afrique de l’ouest, avant une grande finale le 28 juin à Abidjan. De plus, pour la première fois le concours s’adresse aux femmes âgées de 18 à 28 ans, contre 25 ans précédemment et la taille minimale a été fixée à 1,67 m. Le comité a également décidé d’abaisser les frais d’inscription de 75 à 45 euros. « Nous avons constaté que ces jeunes femmes dépensaient beaucoup d’argent pour participer et que cela commençait à peser sur leur budget », précise encore Victor Yapobi.