AES : le Mali, le Niger et le Burkina rappellent leurs ambassadeurs en Algérie

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, réunis au sein de la Confédération des Etats du Sahel, ont décidé de rappeler leurs ambassadeurs à Alger. Une décision prise en réponse à la destruction par l’armée algérienne d’un drone Akinci malien.

Suite à une profonde investigation, le gouvernement de transition à Bamako a officiellement accusé l’Algérie d’être responsable de la destruction de son drone, dont l’épave a été retrouvée « à l’intérieur du territoire malien à 9,5 km au sud de la frontière Mali-Algérie », a précisé  dans un communiqué télévisé le colonnel Daoud ALY MOHAMMEDINE. En effet, l’enquête menée par les autorités militaires maliennes a révélé que « la liaison a été perdue avec l’appareil alors qu’il se trouvait à 10,2 km au sud de la frontière Mali-Algérie. La distance entre le point de rupture de la liaison et le lieu où l’épave a été retrouvée est de 441 mètres. Ces deux points se situent sur le territoire national ».

Bamako a décidé, en «réponse à cette énième provocation du régime algérien, de convoquer l’ambassadeur algérien pour protester contre cette hostilité ; de se retirer immédiatement du Comité d’Etat-Major Conjoint (CEMOC, créé en 2009 à l’initiative d’Alger dans le cadre de la Coordination de Tamanrasset pour combattre le terrorisme au Sahel, ndlr) ; et de porter plainte devant des instances internationales contre le régime algérien pour actes d’agression».

Outre ces réactions, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont annoncé le rappel de leurs ambassadeurs respectifs en Algérie. « Le collège des chefs d’États de l’AES (Alliance des États du Sahel) décide de rappeler pour consultations les ambassadeurs des états membres accrédités à Alger », ont annoncé les trois pays dans un communiqué commun.

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