La ministre de l’Education nationale, Mariatou Koné, et la ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, Anne Désirée Ouloto, ont effectué une visite dans plusieurs établissements scolaires du District d’Abidjan, pour constater le fléchissement du mouvement de grève des enseignants. L’objectif principal de ce passage était de s’assurer de l’effectivité des cours.
C’est un constat rassurant qui réjouit les deux ministres que sont Mariatou Koné et Anne Désirée Ouloto. En effet, les deux politiques ont mis pieds dans plusieurs établissements du District d’Abidjan afin de vérifié la poursuite des cours, et ceci en dépit d’une grève d’enseignants déstabilisant assez le secteur de l’éducation.
Au Lycée Classique d’Abidjan, première étape de cette tournée, les deux membres du gouvernement ont trouvé des enseignants présents et engagés dans leurs missions. Les élèves, quant à eux, étaient concentrés sur les cours dispensés. Remarque similaire au Collège Moderne de Cocody et au Groupe Scolaire Cité des Arts 1 et 2, où les activités pédagogiques se déroulaient normalement. Certains élèves étaient en classe, d’autres participaient aux épreuves d’éducation physique.
« Je voudrais, après cette visite, saluer les enseignants de Côte d’Ivoire. Parce que j’ai vu que les classes sont ouvertes. Les cours sont suivis. Et je voudrais saluer l’ensemble des enseignants de Côte d’Ivoire pour l’esprit citoyen, pour l’engagement au droit à l’éducation », a déclaré Mariatou Koné. Suite à cette intervention, elle adressa quelques paroles aux professeurs en grève : « Je voudrais lancer un appel aux quelques enseignants qui ont choisi la voie de la radicalisation. Rien ne s’obtient et rien ne peut s’obtenir dans la pression. Rien ne peut s’obtenir dans la radicalisation. Rien ne peut s’obtenir dans la violence. Nous avons un processus qui est en cours. Tous les collaborateurs, tous les enseignants doivent faire confiance au gouvernement », a-t-elle poursuivi.
La ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, quant à elle, a mis en avant les avancées obtenues pour les fonctionnaires sous le leadership du Président Alassane Ouattara, insistant sur le fait que ces progrès ont été réalisés sans recours à la grève. « On ne peut pas dénoncer une injustice selon eux et demander qu’on crée encore l’occasion d’autres injustices. Alors nous avons besoin de réflexion, de travail. Le gouvernement répondra quand cela est possible et quand cela est nécessaire », a-t-elle précisé.
La revendication derrière la grève des enseignants
Les enseignants, par le biais de l’IS-MENA, réclament depuis plusieurs années une amélioration de leurs conditions de travail. Lors des états généraux de l’éducation tenus en 2021, sept de leurs 82 revendications avaient été validées. Cependant, à ce jour, seulement deux d’entre elles ont été mises en œuvre : la suppression des cours du mercredi et l’abrogation de l’arrêté interdisant l’appartenance des directeurs d’école à un syndicat. Les cinq autres revendications, parmi lesquelles figure l’octroi d’une prime d’incitation pour le personnel éducatif, restent en attente.
Cette situation a conduit l’IS-MENA à déposer un préavis de grève. Ce mouvement de protestation devait concerner l’ensemble des enseignants du préscolaire, primaire, secondaire ainsi que le personnel administratif.