Dans un communiqué publié le samedi passé, la présidence Sud-Africaine a annoncé vouloir retirer sa contribution de soldats à la Mission de stabilisation de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC).
L’Afrique du Sud compte plus de 700 soldats en République démocratique du Congo dans le cadre de la mission de la paix de l’ONU à laquelle elle y participe depuis 27 ans. La mission visait à combattre le groupe rebelle M23 dans l’est de la RDC. Cependant, elle s’est heurtée à d’importants défis sécuritaires, notamment la mort de 14 soldats sud-africains début 2025.
Pretoria invoque la nécessité de « réaligner » les ressources des forces armées sud-africaines. Le pays d’Afrique Australe promet de travailler conjointement avec l’ONU pour finaliser les délais et autres modalités du retrait, qui seront achevés avant la fin de 2026, selon le communiqué des autorités sud-africaines. Le retrait progressif, souvent chaotique, implique le rapatriement de plus de 1 000 personnes, dont des soldats blessés et les dépouilles de 14 soldats tués au combat, marquant ainsi le passage d’une intervention militaire à un effort diplomatique.
Ce retrait, qualifié de « mesure technique » visant à privilégier la diplomatie, marque la fin d’un déploiement de combat de 18 mois pour les forces de défense nationale Sud-Africaine, un déploiement important, coûteux et périlleux.