D’après l’organisation humanitaire Gift of the Givers Foundation, le premier vol serait arrivé fin du mois dernier transportant 176 Palestiniens. Ensuite, un second avion affrété, ayant fait escale à Nairobi, la capitale kényane, a amené 153 réfugiés palestiniens, mais l’Autorité de gestion des frontières (BMA) d’Afrique du Sud leur a refusé l’entrée sur le territoire. Ces déplacements discrets ne rassurent pas la société civile.
Des migrants Palestiniens sont sur le sol Sud-Africains, et le fait que président de la république du pays Cyril Ramaphosa semble ignorant de ces affections intrigue l’opinion publique. « Il semble bien qu’ils (les Palestiniens) aient été délogés. Nous aurons plus de détails plus tard », a déclaré le président, rassurant que le gouvernement enquêtait sur les vols charters « mystérieux » qui ont amené les Palestiniens dans le pays sans les documents requis.
En effet, certains Palestiniens se sont vu refusés l’entrée dans le pays après avoir t échoué aux contrôles d’immigration, n’ayant pas indiqué la durée prévue de leur séjour ni fourni d’adresse de logement, selon l’Autorité monétaire de Bombay (BMA). De plus, leurs passeports ne comportaient pas non plus les tampons de sortie habituels, qui auraient dû être apposés par Israël lors de leur départ. Ils ont donc été maintenus sur le tarmac pendant près de 12 heures, provoquant l’indignation des organisations de la société civile du pays. Seule l’intervention du dirigeant sud-africain leur a valu leur entrée.
« J’ai dit que nous ne pouvions pas les refouler. Même s’ils n’ont pas les documents nécessaires. Ce sont des personnes originaires d’un pays ravagé par la guerre, et par compassion, par empathie, nous devons les accueillir », a-t-il affirmé aux journalistes.
Environ 23 des 153 (Palestiniens) qui ont atterri jeudi ont transité par l’Afrique du Sud pour rejoindre leur destination finale, laissant 130 personnes dans le pays, plus les 176 qui étaient arrivés plus tôt.
Comment ce transport s’est-il fait ?
Le pasteur sud-africain et militant pour la justice sociale qui a porté assistance aux Palestiniens, Nigel Branken, s’est exprimé sur le sujet révélant que les passagers lui avaient confié avoir été piégés par un site web proposant des solutions pour quitter Gaza.« En juin, on leur a demandé de payer d’avance pour être évacués du pays. Désespérés par le génocide, les gens ne savaient pas si l’entreprise était fiable », a-t-il expliqué.
Selon Branken, les réfugiés palestiniens avec lesquels il s’est entretenu ont déclaré avoir déboursé entre 1 500 et 5 000 dollars pour être évacués de Gaza. Les réfugiés ont indiqué que la compagnie de voyages les appellerait pour les prévenir de leurs vols. Ils devaient être prêts à 2 h du matin, heure locale, et se rendre aux bureaux du CICR en ville, où ils seraient pris en charge.On leur demanderait d’y laisser leurs bagages et de prendre des sacs à dos. À leur arrivée au poste frontière de Shalom, les soldats leur demanderaient de laisser leurs sacs à dos avant de se diriger vers la base aérienne de Ramon.
« Lorsque le premier avion est arrivé en Afrique du Sud le 28 octobre, les gens ont laissé leurs médicaments, les enfants leurs jouets, tous leurs biens, et ils n’ont reçu ni tampon de sortie ni même de documents électroniques d’Israël », a déclaré Branken.
Il a ajouté que tous les passagers arrivés par ce premier vol en Afrique du Sud avaient été admis dans le pays sans problème, contrairement à ceux arrivés jeudi.
L’ambassade de Palestine à Pretoria a publié un court message sur le réseau social américain X, exhortant les habitants de Gaza à la plus grande vigilance quant à tout contact avec des organisations ou intermédiaires non officiels. Elle leur a conseillé de ne s’adresser qu’aux représentants officiels et légitimes de la Palestine.