Lors d’un point de presse à Cape Town, le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya, s’est ouvert sur la récente crise sociale prenant actuellement place en Afrique du Sud. Citant le président de la république Cyril Ramaphosa, il rejette catégoriquement les accusations de xénophobie contre la nation Sud-Africaine.Â
Le président Cyril Ramaphosa a réfuté les accusations de xénophobie formulées par certains pays africains à l’encontre de l’Afrique du Sud. En effet, il qualifie ces allégations de « paresseuses » dans un contexte de manifestations continues contre les étrangers en situation irrégulière.
La semaine dernière, le mouvement anti-immigration controversé March and March a manifesté devant l’Assemblée législative provinciale du Gauteng pour protester contre des crimes présumés impliquant des ressortissants étrangers sans papiers et des chefs religieux non autorisés. Parmi les participants figuraient des membres de March and March, d’Operation Dudula, d’ActionSA, du Parti de la liberté Inkatha (IFP) et du Parti MK. Ces groupes reprochent au gouvernement son inaction face à l’immigration clandestine.
Pour le pouvoir, « toute caractérisation de cette manifestation qui cherche à dépeindre les Sud-Africains comme xénophobes relève d’une analyse paresseuse des véritables enjeux ». D’après le porte-parole, Vincent Magwenya, le chef d’Etat Sud-africain a eu à aborder la question de l’immigration avec le président mozambicain Daniel Chapo lors d’une rencontre à Genadendal.  » La question a été discutée hier entre le président Chapo et le président Ramaphosa, et ils ont tous deux convenu que, premièrement, l’Afrique du Sud n’est pas xénophobe. Les Sud-Africains ne sont pas xénophobes », a rapporté l’agence de presse sud-africaine IOL.
La défense des autorités envers sa population va encore plus loin, alors que Magwenya pointe du doigt les gouvernements africains, demandant d’eux d’examiner sérieusement les problèmes politiques et économiques qui pousseraient des gens à migrer ailleurs. « Hier, le président Chapo et le président Ramaphosa ont également convenu que le continent devait travailler ensemble pour s’attaquer aux problèmes à l’origine de ces niveaux de migration que nous constatons sur notre continent « , a-t-il clamé.
« L’Afrique du Sud est un pays accueillant. Les Sud-Africains sont ouverts, amicaux et chaleureux. Et nous rejetons toute idée qui prétend que ce pays ou son peuple est xénophobe », il persiste.
Ces déclarations interviennent dans un contexte d’inquiétude croissante face à la montée des discours anti-migrants en Afrique du Sud. Ce sentiment néfaste a gagné du terrain politique ces dernières années, certains affirmant que les étrangers accaparent les emplois et bénéficient indûment des services publics.