Selon divers médias locaux, l’Afrique du Sud s’apprête à entreprendre des réformes migratoires de grande envergure, notamment avec un système d’asile plus strict, une citoyenneté basée sur un système à points et des visas remaniés, tout ceci dans le but d’accroître l’efficacité et de réduire les abus.
Le ministre de l’Intérieur, Leon Schreiber, affirme que les réformes vont profondément modifier la gestion des réfugiés, l’octroi de la citoyenneté et le traitement des visas. « Cela va véritablement changer nos pratiques dans notre pays », a-t-il déclaré.
Le changement majeur réside dans l’introduction du principe du « premier pays sûr ». Cela signifie que les demandeurs d’asile ayant déjà transité par un autre pays sûr ou y ayant obtenu une protection ne pourront plus choisir l’Afrique du Sud comme destination de sureté. Pour M. Schreiber, cette mesure vise à alléger la pression sur le pays. « Depuis de nombreuses années, nous constatons que les demandeurs d’asile choisissent l’Afrique du Sud comme unique destination… et cela pèse lourdement sur notre société », il explique.
Il indique que cette réforme est conforme aux pratiques internationales et nécessitera des accords avec les pays voisins.
Système de citoyenneté par points
Le Livre blanc introduit également un système de points pour les demandes de citoyenneté et de résidence permanente. Un nouveau Comité consultatif sur la citoyenneté supervisera ce système. M. Schreiber dit que l’objectif est de supprimer les processus décisionnels « arbitraires, subjectifs et souvent très inefficaces ». « Nous voulons de l’objectivité… une évaluation fondée sur le mérite », il clarifie.
Les candidats seront ainsi donc évalués sur leur contribution à l’Afrique du Sud, notamment leur impact économique et social. Également, ce nouveau fonctionnement vise également à accélérer le traitement des demandes pour les candidats admissibles tout en limitant les abus.
Une période de dépôt annuelle des demandes
Une période de dépôt annuelle des demandes de citoyenneté est également mise en place. Les demandes seront acceptées pendant une période fixe chaque année, ce qui permettra au ministère de l’Intérieur de mieux gérer les volumes et d’améliorer les délais de traitement.
« Nous pouvons désormais annoncer qu’un certain nombre de demandes ont été reçues et vous pouvez vous attendre à une réponse dans un délai déterminé », a déclaré M. Schreiber.
Le système de visas se numérise
Les réformes comprennent une refonte globale des catégories et des procédures de visa. Un système d’autorisation de voyage électronique jouera un rôle central, visant à réduire la fraude et à améliorer l’efficacité.
M. Schreiber a indiqué que le système prendra également en charge de nouvelles catégories de visas plus flexibles, notamment pour le télétravail, les événements sportifs et culturels. Il cite : « Nous utilisons notre système de visas plus efficacement… en veillant à ce que les intérêts de l’Afrique du Sud soient prioritaires ».
Les règles relatives aux visas touristiques, y compris la durée de séjour de 90 jours, restent en vigueur, mais les prolongations devraient être simplifiées grâce au traitement numérique.
Priorité à l’efficacité et à l’intérêt national
Ces réformes visent à moderniser le ministère de l’Intérieur tout en renforçant les contrôles des abus. Elles ont également pour objectif d’attirer des migrants et des visiteurs qualifiés contribuant à l’économie, tout en limitant la pression sur les ressources publiques.
Selon M. Schreiber, ces changements établissent un juste équilibre entre ouverture et contrôle. « Cela nous permettra d’accorder plus rapidement la citoyenneté aux personnes qui contribuent véritablement à l’Afrique du Sud », précise-t-il.