Ce 27 avril 2026, à l’occasion de la « Journée de la liberté » en Afrique du Sud, le chef d’Etat Sud-Africain a tenu un discours à la fois dénonciateur, mais aussi de réconciliation, par rapport à la récente tension sociale grandissant dans le pays contre les présences étrangères, particulièrement africaine.
Le jour de la liberté est un jour, férié en Afrique du Sud, institué en 1995. Cette date commémore les premières élections national sud-africain post apartheid ainsi que le jour de l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution sud-africaine. À l’occasion de cette journée, le dirigeant Sud-Africain, Cyril Ramaphosa, s’est décidé d’apaiser les récents tiraillements qui s’observent depuis quelques semaines sur son sol
En effet, les propos de Ramaphosa interviennent alors que l’Afrique du Sud a été le théâtre de manifestations anti-immigrés et d’actes de violence visant des étrangers ces dernières semaines. Aujourd’hui, il a déclaré que les Sud-Africains ne devraient pas laisser leurs inquiétudes se transformer en xénophobie. « Il est impensable, et il ne faut jamais, que nous réduisions à néant la fraternité africaine qui a rendu notre liberté possible », a-t-il affirmé.
Pour lui, les préoccupations des Sud-Africains visant l’immigration clandestine et illégale sont totalement justifiées. D’ailleurs, le président déclare travailler sans relâche pour résoudre cette problématique et lutter contre la corruption au sein du système qui aide à cette pratique. « Nous ne devons pas laisser ces préoccupations donner lieu à de la xénophobie, dirigée contre les personnes originaires d’autres pays africains ou d’ailleurs dans le monde. Au contraire, nous devons exiger que la loi soit respectée et appliqué », il cite.
En avril 2026, de nouvelles poussées d’actes xénophobes ont été signalées, notamment à Durban, provoquant l’indignation de pays comme le Ghana, qui a convoqué le haut-commissaire sud-africain.