L’anxiété s’accentue dans la municipalité d’Ekurhuleni, à l’est de Johannesburg, après la découverte macabre de neuf femmes assassinées en l’espace de deux mois (entre mi-juillet et mi-septembre 2026). Certaines similitudes entre les affaires conduisent les enquêteurs à examiner la possibilité d’un tueur en série.
Très vite, le 12 septembre, le corps sans vie d’Elizabeth « Tsontso » Moselakgomo, joggeuse de 38 ans, sera retrouvé à son tour derrière un hôtel ; cette trouvaille fini par accroitre la tourmente des populations. Aussitôt, entre le 10 et le 16 septembre 2026, il y a eu une rapide découverte de plusieurs autres corps dans des zones périphériques distantes de 25 à 35 kilomètres. Et maintenant le 17 septembre 2026, un neuvième corps vient compléter les précédents, découvert à Dawn Park.
Les enquêteurs soulignent que les femmes pourraient avoir été tuées ailleurs, avant que leurs corps ne soient transportés et abandonnés dans les différents endroits où ils ont été découverts. La piste d’un tueur en série est donc étudiée, mais aucune conclusion définitive n’a encore été établie.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par un niveau élevé de criminalité en Afrique du Sud. Entre avril et juillet, 5 427 homicides ont été recensés dans le pays, soit une moyenne d’environ 45 par jour. Le 17 septembre 2026, des centaines de personnes ont d’ailleurs participé à une manifestation silencieuse jusqu’au commissariat du Cape Town pour exiger des mesures concrètes de la part du gouvernement dirigé par le président Cyril Ramaphosa.
Face à la succession de ces découvertes, la police appelle la population à transmettre toute information pouvant contribuer à l’identification du ou des responsables.