Bénin : Une jeune influenceuse jugée pour critique mal placée à l’endroit du président Patrice Talon, contredit la défense de son avocat et assume publiquement ses dires

Interpellée en décembre 2025 en raison d’une vidéo postée sur Tiktok jugées diffamatoires et attaquant l’État, notamment le président Patrice Talon et les institutions après les événements du 7 décembre 2025, Florence Kingbo, 21 ans, a tout récemment comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour être jugé pour sa faute. La jeune femme était très loin d’être intimidée par la situation et a publiquement endossé ses paroles. 

À l’issue de l’audience, l’avocat de l’accusée Me A. Baparapé, s’est exprimé au micro de la station de radio d’information Bip Radio, en détaillant le déroulement du jugement de Florence Kingbo. Il faut dire que la jeune femme a fait forte impression, mais pas dans le bon sens. 

Selon la défense,  l’interrogatoire a rapidement provoqué une réaction émotionnelle forte de la prévenue. « On lui a demandé si elle a fait de la cybercriminalité, là elle est rentrée dans tous ses états. Donc elle s’est énervée et a demandé s’ils n’ont pas autre chose à lui demander, qu’elle n’a pas le temps », a-t-il raconté, évoquant une posture qu’il qualifie de « très agressive », sans la considérer comme insolente. De plus, elle aurait affirmé que ses propos visaient exclusivement la gouvernance du président de la République. « Elle dit non, que c’est des choses qu’elle reproche au président Talon, donc de revoir sa manière de gouverner (…) c’est pour ça qu’on l’a convoquée, qu’ils perdent leur temps », ajoute Me Baparapé.

Ces attitudes ont été jugées perturbatrices, et la présidente a même dû faire évacuer temporairement la salle d’audience pour rétablir l’ordre. Car, en effet, toujours d’après l’avocat de Kingbo, cette audience était ponctué de cris et d’agitation, à tel point que les forces de sécurité ont été sollicitées pour contenir la prévenue.
Le procès a été renvoyé au 24 mars 2026 afin de permettre au ministère public de préparer ses réquisitions et pour que la cour statue notamment sur la demande de liberté provisoire.

 

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