Cameroun : la population dénonce sourire aux lèvres l’insalubrité de la capitale

Le selfie poubelle est un challenge dénonciateur consistant à se prendre en photo tout souriant devant un tas d’ordure de la ville de Yaoundé. Plus qu’une simple tendance, cette initiative a pour objectif de sarcastiquement exposé l’état insalubre dans lequel se trouve la capitale du Cameroun. 

Yaoundé : Capitale poubelle, a titré l’Info à Chaud à la UNE de son journal. Dépassé par la cascade d’ordure sous laquelle croule la capitale du Cameroun, quelques citoyens du pays ont décidé de partager sur les réseaux sociaux des images d’eux, avec une mine satisfaite, se tenant près d’une nuée d’immondices en fond ; une manière pour eux de se vanter faussement de la propreté inexistante dont jouit le peuple dans leur pittoresque ville.

Des réactions amères

Bien que nous comprenons l’objectif derrière ce challenge activiste, les réactions ne sont guère supportrices de ces actions.

En effet, quelques camerounais soulignent en ligne la complexité, et même l’hypocrisie derrière ce challenge, expliquant que ce n’est pas forcément à l’Etat de répondre de ses actes, mais que des responsabilités doivent également revenir à la population qui n’est pas non plus respectueuse de son propre environnement.

La cause derrière cette insalubrité grandissante 

Quelques jours auparavant, précisément le 20 mars, le maire de la ville Luc Messi ATANGANA s’est confié sur son compte Facebook concernant les raisons derrière le développement des poubelles dans les rues de Yaoundé.

Le politique a dit avoir expliqué au Premier ministre que l’assainissement de la capitale nécessite la mobilisation d’au moins 16 milliards de Fcfa chaque année. En effet, l’édile a écrit sans détour avoir indiqué que la situation actuelle est due à deux principales raisons : le non-renouvellement du contrat de la société Hysacam expiré depuis le 31 décembre 2023 et le sous-financement des activités de collecte et d’enlèvement des déchets. « La faute aux tracasseries des procédures de recrutement des opérateurs gérées par d’autres structures », assène Luc Messi Atangana.

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