Cameroun : les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) exigent la libération de Maurice Kamto

Le dimanche 8 juin, dans la capitale économique du Cameroun, l’opposant Maurice Kamto, candidat déclaré à l’élection présidentielle, a vu sa résidence se faire encerclée par des dizaines d’éléments des forces de l’ordre, le prohibant ainsi de rencontrer ses partisans. Très vite, une mobilisation importante a été faite pour réclamer sa libération. 

Le retour de Maurice KAMTO à Douala dérange. Arrivé le samedi soir de Paris, l’homme politique et avocat camerounais planifiait de communier avec ses soutiens et partisans le dimanche 08 juin dans la capitale économique du pays, avant de rallier Yaoundé. Cependant, un empêchement coriace l’a retenu de tout mouvement.

En effet, vers 16 heure, monsieur KAMTO  a diffusé une courte vidéo sur ses réseaux sociaux où il a annoncé être « séquestré », selon ses propres mots, à sa résidence. « J’aurais bien voulu vous rencontrer au siège du Mouvement pour la renaissance du Cameroun à Deido, mais à l’heure où je vous parle je suis toujours séquestré et il est 16h. Je ne voudrais pas qu’une telle rencontre si elle était encore possible ait lieu la nuit. », a-t-il expliqué.

Suite à cette nouvelle, un rassemblement impressionnant de milliers de militants s’est fait au quartier Deido, où se trouve la représentation du MRC à Douala. La foule n’a cessé de grossir au fil de la journée, laissant poindre des risques d’affrontements entre ces militants, enthousiastes à l’idée de rencontrer leur leader, et les policiers et gendarmes commis à leur encadrement.

Maurice Kamto n’a finalement jamais fait son apparition. Il invitera en vidéo ses soutiens et partisans à rentrer chez eux. Et bien qu’il n’eut nulle escarmouche durant cette manifestation, quatre militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) ont été arrêtés, dont ESSAMA André Blaise, Daniel A DAN MOUNYOL, Idriss FOSSO et William BENTSE.

 

Dernières infos

Partagez cet article

Interagissez avec nous

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut