Cameroun : l’ONU réclame un engagement plus fort du Parlement camerounais visant le droit des enfants

Réunis le 06 mai 2026 à Yaoundé, sous l’initiative de l’UNICEF Cameroun, des parlementaires, experts et partenaires internationaux ont tenu une session de dialogue de haut niveau dédiée à « l’Enfance et les Droits de l’Enfant ».

La question de la protection de l’enfance s’est tout récemment imposée au cÅ“ur des débats entre les Nations Unies et les parlementaires camerounais. Cette session de dialogue et de plaidoyer a rassemblés divers hôtes de marque, dont Sabrina Gahar, la Présidente du Comité d’experts de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, le Directeur Régional du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme, représentant le coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Cameroun et le Pr Ibrahim Iba N’diaye du Centre de Formation multipolaire KAYIDARA du Mali.

Lors de cette importante rencontre Nouhoum Sangaré, Directeur régional par intérim du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, présent pour représenter le Coordonnateur résident des Nations Unies au Cameroun, Issa Sanogo, a rappelé l’urgence d’une mobilisation politique durable.

« Les droits de l’enfant ne sont pas une option ; ils constituent une obligation morale, politique et juridique », a-t-il déclaré devant une assemblée réunissant députés, institutions nationales des droits de l’homme, organisations de la société civile et partenaires au développement.

Les échanges ont particulièrement insisté sur le rôle stratégique du Parlement dans l’adoption de lois protectrices, le contrôle de l’action publique et l’allocation de ressources adaptées aux besoins des enfants.

De nouveaux engagements

Face à la recrudescence des violences et aux nouveaux défis comme le changement climatique ou la pauvreté, nos décideurs ont pris des engagements fermes destinés à prioriser la jeunesse enfantine :

– Cadre Juridique : Plaidoyer pour l’adoption d’un Code de protection de l’enfant et la ratification de protocoles internationaux sur les mécanismes de plainte.
– Budget et Santé : Volonté d’allouer des ressources suffisantes pour atteindre les objectifs de la déclaration d’Abuja (15% du budget pour la santé) et sécuriser les fonds de contrepartie pour la vaccination.
– Identité et Éducation : Accélération de l’enregistrement des naissances et création de structures éducatives dans les zones de crise (Nord-Ouest, Sud-Ouest et Extrême-Nord).
KAMSSOULOUM ABBA KABIR, Vice-Président de l’Assemblée Nationale et Représentant du Président de l’Assemblée Nationale, a été clair : « le Parlement doit désormais prioriser ces droits par des mécanismes concrets et pérennes ».

De son côté, l’UNICEF a réaffirmé sa main tendue pour transformer ces recommandations en victoires quotidiennes pour chaque enfant camerounais. « Protéger un enfant, ce n’est pas seulement un devoir moral, c’est un investissement stratégique pour la paix et le développement durable », a posté l’organisation sur sa page Facebook officielle, UNICEF Cameroon.

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