Côte d’Ivoire : « Après mûre réflexion, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière sportive », la taekwondoïste ivoirienne Aminata Charlène Traoré jette l’éponge par amour

Dans un récent post Facebook sur son compte officiel, Aminata Charlène Traoré dit  » la bombardière » a annoncée mettre fin à sa carrière de sportive. Une décision radicale qu’elle explique par l’amour et le souci de son bien-être personnel, et celui de son fils.

Aminata Charlène Traoré, 26 ans, vient de redéfinir sa priorité. Via son compte officiel Facebook, la bombardière a informé son public de sa démission du domaine sportif. Elle cite : « Après mûre réflexion, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière sportive. Ce choix n’a pas été facile, mais il est motivé par l’amour et le souci de mon bien-être personnel et celui de mon fils ». 

En effet, la taekwondoïste ivoirienne délaisse une passion pour répondre à un devoir, celui d’une mère. « J’ai eu la chance de vivre des moments incroyables grâce au sport, mais il est temps pour moi de me concentrer sur un autre aspect de ma vie », elle explique. D’après elle, « être une maman et une sportive de haut niveau est un défi quotidien ».

« À toutes les femmes et mamans sportives, je veux dire que nos parcours sont uniques et précieux. Ne laissez jamais les critiques ou les comparaisons vous décourager. Nous sommes fortes, résilientes et capables de grandes choses, que ce soit sur le tatami ou dans notre vie personnelle » a-t-elle noté.

Partie, mais pas complètement 

Questionnée sur sa surprenante résolution, la championne d’Afrique a mis la lumière sur quelques précisions. Elle n’abandonne pas le taekwondo. « Je quitte juste la compétition. Car au fond de moi, la passion de cet art martial est intarissable », a-t-elle souligné.

La motivation de la jeune femme provient également de son ambition à laisser plus d’espace à de nouveaux talents. « Je pars confiante. L’avenir du taekwondo ivoirien est tout tracé. Il n’y a qu’à marcher dans les sillons tracés. Nos devanciers ont fait ce qu’ils pouvaient, notre génération est venue positionner encore plus haut le taekwondo, avec de grands dirigeants. Cissé Cheick, Ruth Gbagbi, d’autres taekwondo-in talentueux et moi-même avons placé la Côte d’Ivoire dans le concert des nations. Nous avons montré que c’était possible. Aujourd’hui, il y a des jeunes qui frappent plus vite, qui rêvent plus grand et qui n’ont plus peur de viser l’or. Alors, donnons-leur les moyens et observons-les », affirme-t-elle, reconnaissante à ses encadreurs.

« Le taekwondo m’a appris à me relever après la douleur, à transformer la peur en concentration, à faire confiance à mon corps quand l’esprit doutait. J’ai voyagé, combattu, perdu, gagné…, mais surtout grandi. Au-delà du sport, le tatami m’a appris la rigueur, l’humilité et le respect, même dans l’intensité du combat. Aujourd’hui, chaque cicatrice est une leçon, chaque victoire, une histoire et chaque défaite, un tremplin », a-t-elle conclu.

 

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