Côte d’Ivoire : le président Alassane Ouattara brigue un quatrième mandat

Le mardi 29 juillet, Alassane Ouattara a mis fin à de longs mois de spéculations en déclarant enfin sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre prochain. À la tête du pays depuis 2011, il avait été réélu en 2015, puis en 2020.

Depuis des mois, les cadres de la majorité présidentielle multipliaient les appels à sa candidature lors de grandes manifestations organisées dans tout le pays. Fin juin, son parti, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) avait adopté, en son absence et par acclamation, une résolution le désignant comme son candidat, vantant le bilan de leur « champion du développement ivoirien » et le plaçant comme seul garant de la stabilité sous-régionale. Désormais, Alassane Ouattara met fin à un long suspense. « Je suis candidat, parce que je veux que notre chère Côte d’Ivoire continue de demeurer un pays prospère, en paix et en sécurité »,  a annoncé le chef de l’État, 83 ans, dans une allocution retransmise à la télévision.

Cette tournure politique est facilitée par le changement de Constitution en 2016. En effet, le troisième mandat du chef de l’Etat ivoirien, allant de 2020 à 2025, avait auparavant suscité énormément de débats et de tension nationale, car la constitution ivoirienne limite normalement le devoir présidentiel à deux mandats. Or, monsieur Ouattara et ses partisans ont soutenu l’idée que la nouvelle constitution avait remis le compteur à zéro.

Cette année alors , Alassane Ouattara devrait affronter plusieurs personnalités de l’opposition sous réserve qu’elles obtiennent les parrainages nécessaires pour se lancer officiellement dans la course : l’ancienne première dame Simone Ehivet Gbagbo, l’ancien premier ministre Pascal Affi N’Guessan ou encore le député Jean-Louis Billon. Cependant, cette élection présidentielle se fera sans Tidjane Thiam, élu patron du PDCI au décès de Bédié, et sans l’ancien président Laurent Gbagbo. Tous les deux ont été exclus des listes électorales pour des raisons diverses et ont engagé un bras de fer avec le pouvoir pour obtenir leur réinscription sur les listes électorales.

Le dépôt des candidatures, qui a débuté le 26 juillet, s’achèvera à la fin du mois d’août. Le premier tour de l’élection est prévu le 25 octobre.

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