Egypte : Le président Abdel Fattah al-Sisi rejette toute ingérence étrangère dans les affaires africaines

Le 04 octobre 2026, s’exprimant à l’ouverture de la huitième réunion de coordination semestrielle de l’Union Africaine (UA) avec les communautés économiques régionales, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a réaffirmé le refus de son pays de voir des ingérences étrangères dans les affaires africaines. 

En prenant la parole lors de l’ouverture de la huitième réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine à El Alamein, ville côtière du nord-ouest de l’Égypte, le chef d’Etat égyptien Abdel Fattah al-Sisi  a déclaré que les relations interétatiques sur le continent devaient reposer sur le respect mutuel et le bon voisinage. « L’Égypte réaffirme son rejet catégorique de toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures des États africains », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par la présidence égyptienne.

Il a exhorté les nations africaines à dépasser les politiques unilatérales et les intérêts étroits, soulignant que le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale demeure essentiel à la stabilité du continent.

Coopération autour des eaux du Nil

Le dirigeant égyptien a présenté les questions transfrontalières — et notamment la gestion des cours d’eau partagés — comme des opportunités de coopération plutôt que de confrontation, une allusion manifeste au différend qui dure depuis dix ans au sujet du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, sur le Nil Bleu. Le Caire et Khartoum craignent que le barrage n’affecte leur approvisionnement en eau et réclament un accord juridiquement contraignant concernant son remplissage et son exploitation, tandis qu’Addis-Abeba soutient que le projet vise à favoriser le développement et ne cherche pas à nuire aux pays situés en aval. « La gestion durable des ressources partagées, en particulier de l’eau, constitue un véritable test pour la capacité d’intégration des pays africains », a déclaré M. Sissi, soulignant que si chaque nation a le droit au développement, celui-ci doit s’exercer de manière responsable et sans porter préjudice aux autres États.

Les propos de Sissi interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques accrues entre l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte. Addis-Abeba a récemment expulsé un diplomate égyptien et fermé son ambassade à Asmara, tandis que l’Érythrée a rompu tout lien diplomatique avec l’Éthiopie. Le chef de l’armée éthiopienne, Birhanu Jula, avait accusé des puissances étrangères — dont l’Égypte — de soutenir des groupes armés pour déstabiliser son pays, des allégations que le ministère égyptien des Affaires étrangères a par la suite démenties.

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