Entre thé et livres : une invitation à découvrir les lettres tchadiennes à Libreville

La littérature tchadienne a été mise à l’honneur à Libreville lors d’une rencontre organisée par la communauté tchadienne,le 12 avril 2026, en marge du Salon du Livre Jeunesse. Placé sous le signe de la découverte des lettres, cet événement a constitué un véritable espace de valorisation du livre, en mettant en lumière la richesse et la diversité des œuvres tchadiennes.

‎Prenant la parole, le président du Comité d’organisation, Renaud Dinguemnaial, a souligné la portée de l’initiative : ‎« La culture et le livre sont des instruments puissants de rayonnement pour un pays. La journée des textes est le fruit d’une mobilisation collective. Elle s’inscrit dans une dynamique simple mais essentielle : créer un espace où la littérature tchadienne peut être découverte, partagée et discutée ».
‎Il a également insisté sur l’importance du cadre convivial de la rencontre : ‎« Autour du thé, symbole de convivialité dans notre tradition sahélienne, le partage prend tout son sens ».

Le président de la communauté tchadienne au Gabon,  revenant sur les grandes lignes de la rencontre, le 12 avril 2026 à Libreville. © Le Rouge

Dans la même dynamique, le président de la communauté tchadienne, Oumarou Gaissala, a mis en avant le lien entre tradition et littérature : ‎« Autour du thé et des textes se construit le groupe, la transmission et la compréhension. Le thé rassemble, les textes élèvent. Ensemble, ils créent un espace d’échange où circulent les idées, les images et le savoir ».

‎Moment fort de cette célébration du livre, un don symbolique d’ouvrages a été remis à la bibliothèque de l’Université Omar Bongo. Ce geste vise à enrichir le fonds documentaire de l’institution et à promouvoir l’accès à la littérature tchadienne auprès des étudiants et chercheurs.

‎L’événement a également été marqué par la reconnaissance de l’engagement de Sylvie Ntsame en faveur du livre africain. Elle a reçu une attestation ainsi qu’une calebasse, symbole de partage, d’hospitalité et de transmission. Comme l’a expliqué Françoise Sagnandé : ‎« La calebasse est le symbole du partage et de la transmission. Elle sert à offrir ce qui rassemble. À l’image de la calebasse qui nourrit le corps, le livre nourrit l’esprit».

L’écrivaine Sylvie Ntsame recevant une calebasse en guise de cadeau de la part de la présidente des femmes de la communauté tchadienne. © Le Rouge

Tout en saluant cette distinction, Sylvie Ntsame a rappelé l’importance du livre dans la construction des sociétés africaines : « Le livre est un véritable passeport. Le rayonnement du livre en Afrique centrale est le fruit d’un travail collectif porté par des acteurs engagés ».

‎Enfin, fidèle aux traditions sahéliennes, le thé a occupé une place centrale tout au long de la rencontre. Plus qu’un rituel, il a incarné un espace de dialogue, de convivialité et de transmission, à l’image du livre qui rapproche les cultures et nourrit les esprits.

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