Gninga Chaning ZENABA fait parler d’elle depuis l’annonce officielle de sa candidature à l’élection présidentielle du Gabon, le 7 février 2025. Sa surprenante accession ne manque pas de faire réagir le peuple gabonais, conscient de la présence presque inexistante des femmes dans la course à la présidence – d’ailleurs, la dernière ayant tenté le coup était Victoire Lasseni Duboze, unique femme candidate à l’élection datant de 2023.Â
  Le Rouge a eu l’occasion d’échanger avec l’équipe de campagne de Gninga Changing ZENABA. D’origine Vili, de la petite ville côtière de Mayumba, la femme entrepreneure de 36 ans s’active dans l’immobilier, l’événementiel et le secteur de la beauté. De multiples affaires dont elle témoigne lui avoir permis de créer des emplois et investir au Gabon ; un accomplissement qu’elle souhaite cette fois-ci faire bénéficier l’ensemble de la population.
En effet, ZENABA est animée par un tout autre défi, celui étant de s’adonner promptement à l’exercice politique avec « un projet clair et ambitieux pour le pays« . Selon son directeur de communication, son engagement pour le Gabon va au-delà de ses activités professionnelles. « C’est une vision d’un avenir plus juste, plus dynamique, plus équitable et tourné vers le développement de notre nation« , explique-t-il.Â
Les attentesÂ
« Mon objectif est de rendre ce pays plus prospère, avec un environnement propice à l’épanouissement de chaque Gabonais. »
Cette initiative de se lancer dans la course à la présidentielle 2025 est engendrée par une aspiration à la fois sociale et économique.
Sur sa vidéo d’annonce de sa candidature, Gninga Chaning ZENABA partage réaliser d’ici 2028 la construction de 50 écoles allant du primaire à l’universitaire (dans les zones oubliées par le précédent régime), puis veiller à la formation de 10 000 jeunes à l’emploi, avec sur le plan sanitaire la reformation de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), et promet aussi l’installation d’un hôpital de référence dans chaque chefs lieu de la région. Visant le logement, elle certifie ordonner après son élection la construction de 10 000 logements sociaux qui seront offerts aux familles démunis.
Concernant l’économie, elle jure sur la baisse des taxes pour les entreprises locales du Gabon, spécifiant qu’il est crucial de créer un environnement propice à l’entrepreneuriat et à l’emploi. « En tant que présidente, elle devra mettre en place des politiques concrètes pour réformer le secteur de l’éducation, renforcer l’accès aux soins de santé, améliorer les infrastructures et développer les secteurs économiques comme l’agriculture et les technologies et supprimer les ministres « budgetivore et initule. » Elle s’engage résolument à créer un Gabon dynamique, où chaque citoyen a une chance de réussir« , défend le directeur de communication.
« Depuis trop longtemps, nos ressources n’ont pas été gérées de manière optimale, et la population attend un véritable changement. Le Gabon a besoin d’un leadership visionnaire, d’une gouvernance à l’écoute, qui redonne espoir à ses citoyens. Je veux apporter des solutions concrètes pour moderniser notre économie, pour créer des emplois et pour lutter contre les inégalités sociales« , a noté la candidate à l’élection présidentielle.
Bravade entant que femme
« Être une femme n’est pas et ne sera pas un obstacle, au contraire, cela représente une opportunité de prouver que notre pays peut se réinventer à travers une gouvernance inclusive et moderne »
Une femme parmi des hommes, c’est un portrait qui ne décourage Gninga Chaning ZENABA, très consciente de sa posture. La jeune dame se refuse de percevoir son sexe comme étant une barrière à ses objectifs politiques, surtout dans un pays où les femmes sont moins enchantés à l’idée de tenter une telle carrière. Pour son directeur de communication, « cette diversité est une richesse et une force pour la panthère qu’elle est« . « Le Gabon doit évoluer en prenant en compte toutes ses forces vives, et cela inclut les femmes« , il cite.
La première femme à avoir été au pouvoir au Gabon n’a fait que 4 mois et 6 jours. En année 2009, suite au décès du feu président Omar Bongo Ondimba à cause d’un cancer, Rose Francine Rogombé, à cette époque présidente du Sénat, avait immédiatement été propulsée au rang de présidente de la république par intérim en respect de la constitution du pays. Plus tard, le général de brigade et président de transition Gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, réhabilitera la défunte juriste, transformant ainsi un simple instant protocolaire et exceptionnel en un véritable mandant présidentiel. Depuis novembre 2023, Rose Francine Rogombé est officiellement reconnu comme étant la 3 ème présidente du Gabon.