Faire découvrir la danse dite « intelligente » et créer des projets collaboratifs : c’est dans cette dynamique que s’inscrit la quatrième édition du Festival International de la Danse de Libreville (FESIDAL). La cérémonie d’ouverture s’est tenue le mercredi 2 juillet dernier , dans l’enceinte du Ministère de la Culture, en présence d’artistes, de partenaires culturels et de passionnés d’art vivant.

Initié par la danseuse et chorégraphe Kaisha Essiane, le FESIDAL se veut festif, innovant et surtout bénéfique pour la promotion du talent gabonais et africain en général. D’après le danseur et chorégraphe Lopez Boussamba, également impliqué dans le projet, le fesidal offre une opportunité unique de collaboration : « Le FESIDAL a pour objectif de permettre aux artistes danseurs locaux de travailler avec des invités venus d’Afrique centrale, mais aussi d’Asie. C’est aussi un levier pour le tourisme culturel », nous confie t-il.
Une édition enrichie et multidisciplinaire.
Cette quatrième édition se distingue par une volonté d’ouverture à d’autres disciplines artistiques. « Les trois premières éditions étaient centrées sur la danse uniquement. Cette année, nous avons intégré d’autres corps de métier comme un dramaturge, un peintre et un conteur. L’objectif est de montrer qu’en réunissant toutes ces disciplines, on peut créer quelque chose de beau et singulier », ajoute Lopez Boussamba.

Un thème fédérateur
»Coexistence des arts : concept théorique ou nécessité ? » Pour joindre l’agréable à l’utile, le FESIDAL 2025 se déploie autour du thème « Coexistence des arts : concept théorique ou nécessité ? ». Une conférence de presse inaugurale a permis d’ouvrir la réflexion sur les enjeux de cette transversalité artistique. Selon Kaisha Essiane, ce thème est né d’un constat :« Au Gabon, nous organisons beaucoup d’événements artistiques, mais nous avons du mal à générer du public et à attirer des financements. Mutualiser nos forces, c’est une piste sérieuse pour fédérer les différents domaines artistiques et élargir notre audience. » Elle souligne que le public pourra ainsi découvrir plusieurs formes d’expression : théâtre, peinture, danse, conte et bien d’autres.

Une vitrine pour la danse gabonaise.
Le Directeur général de l’Institut Français du Gabon, Cédric Taurisson a salué l’initiative, rappelant que le FESIDAL constitue une occasion unique de célébrer la danse, d’en parler et de réfléchir à ses difficultés, notamment en matière de diffusion à l’international : « Le FESIDAL permet de sortir de sa zone de confort, de toucher d’autres publics et de valoriser les projets gabonais. »
Un programme riche et vibrant.
Le festival, qui s’étend jusqu’au samedi 5 juillet, investira plusieurs lieux de la capitale. Il fera vibrer Libreville au rythme d’une coexistence vivante des arts : danse contemporaine et traditionnelle, théâtre, arts plastiques et contes.
Dès la cérémonie d’ouverture, le public a pu assister à un magnifique spectacle mêlant danse moderne et danses traditionnelles telles que le bolo, le tcham, le nyembet ou encore le jembet, le tout rythmé par un instrument principal, le Mughogho. Il est claire que pendant ce festival la danse gabonaise sera au sommet de son histoire.