Gabon : la HAC menace de sanctions pénales les auteurs de contenus qualifié de « dérives numériques »

Dans une récente déclaration vidéo publiée le 30 avril, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a durci le ton face à ce qu’elle désigne de « dérive numérique ». L’organisme à la charge de réguler le secteur médiatique, incluant ainsi les plateformes digitales, menace de sanctions pénales à la fois les auteurs de contenus jugés diffamatoires ou haineux, et les personnes qui les relaient. 

La liberté d’expression n’est pas une excuse à la calomnie, et la HAC compte bien se faire comprendre là-dessus. Dans une récente intervention vidéo partagée par la chaîne nationale Gabonaise Gabon 1ère, le président de l’institution Germain Goyo Moussavou a avertit le peuple de son pays quant aux conséquences qui se produiraient si jamais un(e) internaute est pris en flagrant délit de divulgation de donnés personnels, de cyberharcèlement, ou encore de propagation des discours de haine. « Toute personne partageant ou contribuant au relais des contenus jugés illégaux s’expose aux mêmes sanctions que celles prévues pour l’auteur (e) et le premier diffuseur », prévient le communiqué.

Cet avertissement va plus particulièrement à l’endroit « des activistes des réseaux sociaux » du Gabon et de l’étranger, accusé de porter atteinte à l’image des institutions et de propager de fausses informations. Monsieur Moussavou insiste : « La liberté d’expression connaît des limites imposées par la nécessité de préserver l’ordre public, des droits d’autrui et la cohésion nationale ».

La HAC entend collaborer directement avec les géants du numérique – Meta, TikTok, X- pour neutraliser les comptes considérés comme « malveillants ».

 

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