En visite au Centre hospitalier universitaire Fondation Jeanne Ebori, dédié aux mères et aux enfants, en compagnie de son équipe, Aminata Ondo, présidente de l’Association contre le risque médical au Gabon (ASCORIM) profite à plaider pour application d’une législation gabonaise garantissant la gratuité des soins hospitaliers pendant les trois premiers jours d’hospitalisation.
C’est une visite qui s’inscrit dans une démarche de plaidoyer en faveur des femmes en situation de vulnérabilité, particulièrement celles confrontées à des difficultés financières à l’occasion de leur accouchement.
S’étant tout récemment exprimé auprès du média en ligne gabonais La Fuite d’Info, Aminata Ondo, présidente à la tête de l’ASCORIM, a révélé que de nombreuses patientes continuent d’être sommées de régler les frais afférents à l’accouchement, parfois même avant leur sortie et ceci en dépit d’une législation du pays qui garantit la gratuité des soins hospitaliers pendant les trois premiers jours d’hospitalisation. Une situation qu’elle désigne d’« inacceptable » et contraire à l’esprit des réformes sociales initiées dans le cadre de la 5ᵉ République.
« Il est impératif que la loi soit respectée, et que nul ne soit privé de soins ou accablé de dettes au moment de donner la vie », a-t-elle déclaré, émue, lors de son intervention devant les médias et les équipes médicales du CHU Fondation Jeanne Ebori.
La tournée nationale entamée récemment par madame Ondo vise à informer les usagers du système de santé sur leurs droits et devoirs, et à renforcer leur pouvoir d’agir face aux dysfonctionnements observés dans certaines structures hospitalières. À travers cette initiative, ASCORIM réaffirme son engagement pour une médecine plus humaine, solidaire et conforme aux textes en vigueur au Gabon.