Au Gabon, les enseignants sont en grève depuis le 10 décembre 2025. Alors que le ministère de l’Éducation nationale annonçait le début du paiement des vacations pour apaiser cette lourde manifestation freignant le système éducatif du pays, les circonstances prennent une tournure complètement absurde.
La ministre Camélia Ntoutoume Leclercq a tenue promesse, mais le contenu offert ressemble à une mauvaise blague. Depuis ce mercredi, les paiements par virement bancaire et bons de caisse sont effectifs à Libreville et à l’intérieur du pays. Malheureusement, ces virements ne comblent pas les attentes du corps enseignants.
La découverte des montants alloués — parfois inférieurs à 1 000 francs CFA — a provoqué une onde de choc au sein du corps enseignant. Entre sentiment d’humiliation et menaces de sanctions, le fossé se creuse dangereusement entre la tutelle et les grévistes. Des membres du regroupement syndical S.O.S Éducation rapportent des sommes dérisoires, jugées indignes de la mission de service public accomplie. Un enseignant témoigne avoir perçu un bon de caisse de 3 600 FCFA, tandis que d’autres évoquent des montants faméliques atteignant le seuil critique de 950 FCFA.
