Une influenceuse et danseuse ukrainienne, connue sous le pseudonyme dance.with.slava sur TikTok, se retrouve au centre d’une polémique après la récente publication d’une vidéo sur son compte officiel la montrant en train de danser avec un « blackface » sur le visage.
Slava a atterri ce mois d’août, comme promis, au Gabon, en plein milieu de la 15e édition de la Fête des Cultures, qui s’est tenue du 21 au 23 août 2026 à Libreville. Cette Ukrainienne, très amoureuse de la danse africaine, et plus particulièrement de celle du « Pays du bois », a profité de cette période estivale pour y passer un petit séjour.
Depuis son arrivée, la jeune femme poste régulièrement des vidéos d’elle enchaînant des pas de danse gabonais. Toutefois, trois de ses récentes publications ont engendré un houleux débat sur les réseaux sociaux, divisant ses followers. En effet, sur ces images, on voit Slava se déhancher comme d’habitude sur une musique gabonaise, sauf qu’elle se présente cette fois-ci avec une peau visiblement plus foncée par rapport à son apparence habituelle. Une séquence qui n’a pas échappé à la critique et au mécontentement de beaucoup.
L’explication derrière ce scandale
Un groupe d’humoristes et de danseurs gabonais du nom d’Optimum Crew, qui accompagne justement Slava dans ces trois vidéos, a tenu à apaiser les tensions en ligne en clarifiant la situation.
Dans un communiqué partagé le 25 août 2026, le groupe a précisé que le charbon noir sur le visage est son identité artistique : « Pour nous, c’est un symbole de force, d’unité et de différence dans notre danse afro-urbaine. Le public gabonais l’a toujours bien accueilli », défendent-ils. Selon eux, Slava n’a fait que reproduire ce geste par pure admiration pour leur travail. « Nous ignorions à ce moment l’impact que cela pouvait avoir et l’histoire liée au blackface », confessent-ils.
Optimum Crew s’excuse auprès du public Gabonais et spécifie qu’étant jeunes et passionnés, ils sont encore en apprentissage. « Nous promettons d’être plus attentifs et de faire évoluer notre art dans le respect de tous », s’achève la déclaration.