Le vernis a craqué. Derrière l’étiquette rassurante de « Super Rambo » se cachait en réalité un cocktail explosif, loin de l’image d’un simple insecticide domestique. La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé lundi 4 mai 2026, le retrait immédiat, la destruction des stocks et une alerte maximale pour les consommateurs de la marque « Super Rambo ».
Selon les premières analyses, le produit importé de Chine n’a d’insecticide que le nom. Sa composition réelle à » 99 % » faite de kérosène et de gaz de pétrole n’apparaît nulle part sur l’emballage.
Mais le danger est bien réel. Hautement inflammable, « Super Rambo » peut se transformer en véritable bombe domestique au moindre faux geste : proximité d’une flamme, exposition à la chaleur, ou simple mauvaise manipulation. À cela s’ajoutent des effets sanitaires préoccupants : inhalation toxique, irritations cutanées et oculaires, troubles respiratoires sévères.
Les plus vulnérables à savoir : les enfants et femmes enceintes sont en première ligne. Plus inquiétant encore, le produit circule sans identité claire. Aucun fabricant traçable, aucune garantie, aucun recours possible en cas d’incident. Un flou total qui en dit long sur les circuits d’importation et les failles du contrôle.
Face à ce scandale sanitaire, les autorités appellent à une réaction immédiate. Les consommateurs doivent cesser toute utilisation du produit sans délai. Interdiction formelle de le jeter ou de le brûler, au risque de provoquer une explosion. Les points de vente, eux, sont invités à signaler toute présence du produit, tandis que les commerçants sont sommés de le retirer sans discussion.
Des canaux de signalement ont été ouverts pour contenir la propagation : numéro vert et WhatsApp mobilisés pour remonter l’information rapidement. Dernière précision, et non des moindres : « Super Rambo » n’a rien à voir avec l’insecticide « Rambo », bien connu des foyers gabonais. Même nom, mais pas le même danger.
Cette affaire sonne comme un rappel brutal car en effet, derrière certains produits du quotidien, le risque peut être invisible… jusqu’à ce qu’il explose.