La jeune Anna-Gwanaélle MOUWOYI-BIFAGHOU, élève de 13 ans à l’Institution Immaculée Conception, a été fichu à la porte de son établissement après le partage massif en ligne de son agression par une autre collégienne. La société gabonaise est bouleversée par de telle retombée.
C’est une conséquence que personne ne voyait venir. En mai dernier, une courte vidéo présentant une jeune élève – Anna-Gwanaélle MOUWOYI-BIFAGHOU- en train de se faire publiquement tabasser par une camarade de classe semblant nettement plus âgée qu’elle, a fait le tour des réseaux sociaux. Par la tenue des deux jeunes filles, les internautes ont su facilement identifier l’école exacte où s’est produite l’agression.
Tandis qu’il se réclamait des représailles rigoureuses pour l’assaillante, la direction de l’Institution Immaculée Conception s’est décidé de mettre la responsabilité de cette attaque sur le dos de la victime. En effet, un document révélant les motifs d’exclusion d’Anna-Gwanaélle a été publié en ligne. D’après l’établissement, la faute de la jeune fille se trouve dans « le non-respect des donnés à caractères personnels », la « diffusion d’images » et « la détérioration de l’image de l’Institution Immaculée Conception « .
On ignore pour l’instant si l’agresseuse d’Anna-Gwanaélle a subit oui ou non le même sort. Pour les gabonais, plus particulièrement les parents d’élèves, la déception est très grande, d’autant plus qu’il y a quelques temps – précisément le 4 juin – le ministère de l’éducation nationale et de l’instruction civique avait rendu publique les mesures correctives à l’endroit des auteurs de violences en milieu scolaire. Ces derniers se verront écopés d’un emprisonnement et une amende d’une valeur de 1 millions de FCFA. Une mesure qui devrait permettre de revoir à la baisse le niveau de violence dans les établissements scolaires.