Le mardi 15 septembre 2026, lors de la séance de travail sur le plan d’action intercommunal, la vice-présidence du gouvernement a haussé le ton concernant l’absence de nettoyage et d’ordre public dans les communes de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum.
« Nous sommes en guerre ! », a clamé Hermann Immongault devant le ministre de l’Intérieur et les responsables municipaux. Pour le vice-président du gouvernement du Gabon, la situation est d’une urgence absolue. « La guerre dans laquelle nous sommes est différente des précédentes . Nous sommes en guerre pour des actions dans un court terme. Et ce court terme, c’est trois mois. Les résultats doivent donc être visibles en trois mois ». Ce calendrier fixe le mois de janvier 2027 comme point de passage obligatoire pour constater un changement visuel net dans les artères de la métropole.
Revenant sur les instructions du chef de l’État concernant la gestion des bacs à ordures et la propreté des espaces publics, le vice-président du gouvernement a déploré les retards dans l’application des décisions politiques. Il exige un déploiement immédiat de la police municipale et une fermeté systématique à l’égard des contrevenants. « Les maires doivent être sur le terrain, pas dans les bureaux. Où sont vos personnels dans les rues ? Où sont ces brigades ? Vous attendez quoi pour les déployer ? », a-t-il exprimé en s’adressant directement aux maires.
« … L’heure est désormais aux actions concrètes »
Ferme sanction
La stratégie gouvernementale repose sur l’effet dissuasif de la punition. En effet, remarquant que les campagnes de sensibilisation passées n’avaient pas produit d’effets durables, l’exécutif souhaite imprimer une méthode plus ferme et plus directe, conforme aux attentes formulées depuis le début de la transition institutionnelle.
Le pouvoir avertit donc d’une sanction financière ou administrative à un nombre important d’usagers et de commerçants récalcitrants, espérant ainsi provoquer un changement de comportement chez les citoyens.