Alors que débute à peine la campagne électorale pour les candidats concernés, les membres de la coalition pour la rupture avec la France-Afrique et le système BONGO-PDG-CTRI, notamment le président du Mouvement panafricain » Osons pour l’Afrique « , appellent les Gabonais à boycotter la présidentielle du 12 avril 2025. Ils estiment que tout est fait pour que le président sortant soit désigné et non élu.
Deux campagnes sont à suivre de très près au Gabon ; celle en vue de la présidentielle qui a débuté le 29 mars, et l’autre lancé le même jour dans l’optique d’y mettre un terme.
Avec le déploiement de plusieurs candidats sur le terrain, Ulrich MALEKOU, Steeve ILAHOU – deux anciens participants dont les candidatures ont été rejetés – et bien d’autres hommes politiques, se décident de parcourir plusieurs ville du pays afin de convaincre la population d’adhérer au boycott de la présidentielle actuelle, clamant que le processus est faussé au profit d’Oligui NGUEMA. « Nous appelons au boycott à ce scrutin, le 12 avril, restez à la maison » a indiqué le journaliste de profession, Marc-Ulrich MALEKOU.
Selon lui, le chef d’Etat de transition du Gabon a bidouillé le code électoral, la constitution pour qu’il soit « le seul maître du jeu ». Il cite : « Les commissions électorales par des personnes acquises à sa cause. Tout est fait pour qu’il soit proclamé président. Il y a une nuance : on est élu quand le scrutin est organisé démocratiquement, dans les règles de l’art. Tout est faussé, il sera désigné et non élu », a t-il martelé.
Monsieur MALEKOU insiste également sur le fait que le C.T.R.I, Comité pour la transition et la restauration des institutions , est le prolongement du bongoîsme . Pour preuve, il souligne que la campagne d’OLIGUI est pilotée par des pédégistes. A cela s’ajoute le fait qu’OLIGUI aurait fait selon lui, un parjure. Non seulement il n’a pas libéré le Gabon du joug du PDG, mais également de la France-Afrique qui continue de précariser le pays.