Gabon : « Une majorité démographique qui doit nous amener à réfléchir … », la blogueuse sportive Femme de Sport réagit aux derniers résultats du recensement

Le jeudi 27 août 2026, la Cour constitutionnelle gabonaise a homologué les résultats du Recensement général de la population et des logements (RGPL), en révélant un chiffre de 3 518 621 habitants. Avec les femmes comptés comme étant la majorité, la journaliste sportive allant sous le pseudonyme Femme de Sport a tenu à adresser un message important sur la place de la gent féminine dans le domaine sportif et la nécessité de les soutenir davantage. 

Au Gabon, les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Sur la base des chiffres officiels du dernier recensement, les femmes représentent 51,16 %  de la population tandis que les hommes équivaut 48,84 %. Pour la bloggeuse sportive, Femme de Sport, ces récents résultats sont révélateurs d’une injuste réalité à prendre très vite en main. 

 » Si les femmes sont majoritaires, le sport doit aussi leur faire une place à la hauteur de leur nombre « 

Le 28 août 2026, sur sa page officielle Facebook, Femme de sport a usée des récents chiffres de recensement de la population gabonaise pour s’exprimer sur la place de la femme dans le secteur sportif et le soutien qu’il faut absolument lui attribuer. » Si les femmes sont majoritaires dans la population, pourquoi sont-elles encore minoritaires dans certains espaces de pratique (clubs ), de visibilité (médias), de décision (fédérations, ligues, etc) et de représentation sportive ? », elle demande.

Femme de sport affirme que derrière ces chiffres « il y a des filles, des jeunes femmes, des athlètes, des entraîneures, des arbitres, des dirigeantes, des journalistes, des blogueuses, des bénévoles, etc qui font vivre le sport gabonais, parfois dans l’ombre ». Pour elle, cette évidence est à exploiter : « Encourager les filles/femmes gabonaises à pratiquer le sport et leu donner davantage de visibilité, est loin d’être le fait de « favoriser les femmes » au détriment des hommes. C’est simplement refléter la réalité de notre pays. C’est permettre à une jeune fille de voir une championne et de se dire : « Moi aussi, je peux y arriver » », elle note.

Son objectif va encore plus loin. Il faudrait que des arbitres puissent croire qu’elles peuvent officier au plus haut niveau, qu’une entraîneure ose se projeter à la tête d’une équipe, qu’une dirigeante puisse prendre des responsabilités et enfin, qu’une journaliste ou une blogueuse sportive ose trouver sa place dans un milieu encore largement masculin. « C’est une question de société », elle appuie.

« Faisons donc en sorte que cette réalité démographique se traduise aussi par davantage de pratique sportive, de visibilité, d’opportunités, de financement, de représentation et de reconnaissance pour les femmes dans le sport. Parce qu’une nation qui veut développer son sport ne peut se permettre de laisser une partie majoritaire de sa population sur le banc », elle achève.

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