Ghana : Le pays veut faire reconnaître la traite des esclaves africains comme «crime le plus grave contre l’humanité» à l’ONU

Le dimanche 15 février 2026, le président ghanéen John Dramani Mahama, à l’issue du sommet annuel de l’Union africaine à Addis-Abeba, a annoncé faire une déposition prochaine d’ici mars  à l’Assemblée générale pour désigner la traite des esclaves africains comme « le plus grave crime contre l’humanité ». 

Selon le chef de l’État, cette initiative constitue une première étape vers une reconnaissance internationale formelle de l’ampleur et de la gravité de la traite négrière transatlantique. Il a affirmé que les consultations menées avec plusieurs partenaires, ainsi que le soutien de l’Union africaine, renforcent les chances de voir cette démarche aboutir.

Le texte soumis à l’Assemblée générale des Nations unies prendra la forme d’une déclaration portant sur la traite des Africains et l’asservissement fondé sur des critères raciaux, qualifiés de crime d’une gravité exceptionnelle contre l’humanité. Le président Mahama a précisé que son pays agit en concertation avec les États de la Communauté caribéenne (Caricom). Il a souligné que la démarche ne se limite pas à une éventuelle compensation financière, mais vise avant tout à établir une reconnaissance officielle des faits.

Dans l’immédiat, l’objectif est d’obtenir un vote à l’Assemblée générale afin que la communauté internationale reconnaisse la gravité exceptionnelle de la traite transatlantique. Pour le chef de l’État ghanéen, il s’agit d’un acte destiné à rétablir la vérité historique et à inscrire cette reconnaissance dans le droit et la mémoire collective mondiale.

 

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