Le gouvernement bissau-guinéen ferme les médias internationaux portugais qui opéraient dans le pays. Les autorités ont annoncé l’arrêt immédiat des services de l’agence de presse Lusa et des programmes des chaînes publiques de radio et télévision. Les représentants des médias en question doivent quitter le pays d’ici au 19 août.
Quatre jours après sa prise de fonction, le nouveau gouvernement a décidé de frapper les médias publics de l’ex-puissance coloniale. En effet, les nouvelles autorités expulsent sans clarification les représentants des médias internationaux portugais, dont les services de Lusa, RTP et RDP, qui ont jusqu’au mardi 19 août pour quitter le territoire.
Les médias mis en cause ont vertement réagi à cette initiative. Dans un communiqué commun, leurs directions dénoncent une « mesure discriminatoire et sélective, qui constitue une atteinte délibérée à la liberté d’expression » et qui « s’inscrit dans la volonté constante du gouvernement bissau-guinéen de réduire au silence les journalistes qui s’acquittent de leur devoir d’informer ». Même position pour la ligue des droits de l’homme de ce pays qui, elle, dénonce pour sa part ‘’ la nature oppressive et autoritaire du pouvoir’’.