Kenya : offrir un « bouquet de billets » pour la Saint-Valentin peut mener en prison

À l’approche du 14 février, la tendance des bouquets composés de billets de banque pliés et agrafés, une mode venue d’Asie, bat son plein au Kenya. Cependant, la Banque centrale du Kenya vient de doucher les ardeurs des amoureux en rappelant que cette pratique est strictement illégale.

Si ces compositions mêlant roses et coupures de 1 000, 2000, 10000, sont devenues des symboles de statut social, elles représentent un véritable problème pour les autorités monétaires. La Banque centrale souligne que le fait de plier, rouler, agrafer ou scotcher les billets réduit considérablement leur durée de vie. De plus, ces manipulations endommagent la structure du papier, ce qui peut bloquer les mécanismes des distributeurs automatiques de billets.

Ce que dit la loi

L’amour n’excuse pas tout aux yeux du Code pénal kenyan. Selon l’article 367A, toute mutilation volontaire d’un billet de banque est une infraction. Les contrevenants s’exposent à une peine d’emprisonnement allant jusqu’à trois mois ou à une amende de 2 000 shillings. L’avocat Danstan Omari a d’ailleurs ironisé dans la presse locale, prévenant les romantiques imprudents qu’ils pourraient ne pas revoir la lumière du jour avant la mi-mai s’ils persistent à transformer l’argent en fleurs.

Des alternatives plus sages

Pour ceux qui souhaitent tout de même offrir de l’argent, la Banque centrale ne s’oppose pas à la générosité tant qu’elle respecte l’intégrité de la monnaie. Elle conseille d’utiliser des méthodes plus classiques et légales, comme le dépôt de billets dans des enveloppes décorées ou des boîtes cadeaux, afin de préserver la qualité des shillings en circulation.

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