“Le chic, le choc, l’échec” : la série gabonaise qui fait entrer le Gabon dans l’histoire des Lauriers de l’audiovisue

La production audiovisuelle gabonaise franchit un cap historique. La série « Le chic, le choc, l’échec »du réalisateur Jérémie Tchoua a remporté, à Paris, un Laurier de l’audiovisuel 2026 dans la catégorie « Francophonie du Sud ». Une première pour le Gabon, qui confirme l’émergence d’une industrie culturelle ambitieuse et engagée.

Le Gabon vient de franchir un cap majeur sur la scène audiovisuelle internationale. La série « Le chic, le choc, l’échec », réalisée par Jérémie Tchoua, a été récompensée mardi 10 février 2026 lors de la 31e édition des Lauriers de l’audiovisuel à Paris, dans la catégorie « Francophonie du Sud ». Une distinction historique : c’est la première fois qu’une production gabonaise est primée par cette institution française créée il y a plus de trois décennies.

Diffusée sur TV5 Monde, la série s’est distinguée par son approche audacieuse et engagée. À travers une narration ancrée dans les réalités contemporaines, elle aborde des thématiques sensibles et actuelles telles que les maladies sexuellement transmissibles, l’employabilité des jeunes ou encore les défis sociaux auxquels est confrontée la jeunesse africaine. Un positionnement éditorial qui a visiblement séduit le jury.

 

Créés pour valoriser la créativité, l’engagement et la qualité des productions audiovisuelles et radiophoniques francophones, les Lauriers de l’audiovisuel constituent une référence dans le secteur. Obtenir cette distinction, au-delà du symbole, représente un véritable label de crédibilité à l’échelle internationale.

Pour Jérémie Tchoua et la productrice Florine Meynadier épouse Tchoua, il s’agit également d’une première consécration hors du continent africain. Ému, le réalisateur a partagé sa fierté sur les réseaux sociaux :

« Ce petit pays d’Afrique centrale appelé Gabon est destiné à briller par son peuple dans ce monde. (…) Les amis, on l’a fait ! Si ce n’est pas Dieu qui est dedans, nous ne sommes rien », a-t-il déclaré, trophée en main.

Cette récompense intervient dans un contexte de montée en puissance du cinéma gabonais. Après les distinctions récemment obtenues par le réalisateur Melchy Obiang, ce nouveau sacre vient consolider la visibilité d’une industrie culturelle en pleine structuration. Il témoigne d’une dynamique créative qui dépasse désormais les frontières nationales.

Portée par cet élan, la saison 2 de « Le chic, le choc, l’échec » est déjà annoncée. Un signal fort pour une production qui bénéficie désormais d’une reconnaissance internationale et d’un public en expansion.

Au-delà du trophée, c’est toute une filière qui gagne en légitimité. À travers cette distinction, le Gabon affirme sa capacité à produire des œuvres compétitives, engagées et exportables. Une étape symbolique, mais surtout stratégique, pour l’avenir de l’audiovisuel national.

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