Lors d’une réunion d’urgence tenue le dimanche 28 décembre au Caire, capitale de l’Egypte, le Conseil de la Ligue des Etats arabes a fermement condamné la reconnaissance par Israël de la sécession de la région nord-ouest de la Somalie, connue sous le nom de « Somaliland ». Il dénonce dans cette décision l’ambition cachée de l’Etat hébreu d’utiliser le territoire somalien du Somaliland comme plateforme pour l’exécution du plans israéliens visant à modifier la composition démographique de la Palestine.
Le 26 décembre 2025, Israël reconnu publiquement la souveraineté de ce territoire de la Corne de l’Afrique qu’est la Somaliland. Cependant, pour le Conseil de la Ligue des Etats arabes, qui rejette catégoriquement cette décision inattendue, cet acte refoule un objectif précis qu’il ne compte pas laisser la possibilité de se réaliser. En effet, le conseil soupçonne une tentative de déplacement forcé du peuple palestinien hors de ses terres, qualifiant ces projets de crime de génocide et de violation grave du droit international.
Selon le communiqué final, cette reconnaissance vise à faciliter des agendas sécuritaires et économiques israéliens, servant notamment de base pour le transfert forcé de populations palestiniennes, une politique jugée inacceptable par l’ensemble des États membres. Le Conseil a réaffirmé la position arabe constante considérant le « Somaliland » comme une partie intégrante de la République fédérale de Somalie, conformément à la Charte de la Ligue arabe et à celle des Nations Unies (ONU).
Le Conseil a appelé la communauté internationale à s’opposer à ces mesures qui menacent la paix et la sécurité régionales, ainsi que la liberté de navigation et le commerce international, selon le texte relayé par les médias locaux.
Également, il rejette toute tentative de reconnaissance directe ou indirecte de cette sécession et a affirmé son plein soutien au gouvernement fédéral de Mogadiscio dans ses efforts pour préserver sa souveraineté terrestre, maritime et aérienne.