Du 2 au 5 avril 2025, la ville de Nantes accueillera le Gala International du Court Métrage, un événement inspiré du prestigieux Gala Public Court de Saint-Louis du Sénégal. En effet, le festival a pour ambition de donner la parole au public en lui permettant de désigner le meilleur film parmi une sélection de courts métrages internationaux. Un évènement qui célèbrera donc la diversité cinématographique et qui octroi au public le pouvoir de jury.
D’après le co-organisateur, Boubacar Thioye, le Gala International du Court Métrage de Nantes repose sur une approche participative et est à sa première édition à Nantes en France. Le festival, ¨Public Court Nantes, met en avant les films en compétition qui seront exclusivement jugés par le public. D’où le nom ¨Public court¨, une démarche qui a conduit à la création du label « Le Gala International Public Court France : le public devient juré ».
Ainsi, pour enrichir le programme du festival, l’équipe de le Rouge s’est entretenue avec le Directeur artistique du projet et conseiller des affaires culturelles au Sénégal, Boubacar THIOYE, qui est revenue sur les grandes lignes de ce festival.
« Pour marquer l’ouverture de cette première édition, nous avons prévu un concert exceptionnel du bassiste international Samba Laobé N’Diaye qui viendra lancer les festivités », dit-il. D’après lui, cet événement met en lumière l’engagement de l’équipe sénégalaise, avec la créativité et l’initiative qui ont inspiré la création de ce festival en France. « L’idée, c’est vraiment de faire des ponts entre les cultures françaises et sénégalaises à travers cette initiative. Donc, on a eu à faire plein d’activités, dont des expositions avec des artistes sénégalais et français, avec des artistes nantais », confie-t-il.
Il a donc expliqué, que le Gala International Public Court Nantes, est une extension du festival Public Court Saint-Louis, qui existe au Sénégal depuis cinq ans et se focalise sur les films documentaires du monde entier. « Public Court Saint-Louis, lui existe depuis cinq ans déjà . ¨Pour cette première édition, on travaille avec le dialogue des films de l’atelier au Sénégal, qui est basé à l’université Gaston-Berger. Il poursuit: Donc, à la base, Public Court existe déjà depuis 5 ans au Sénégal. Ça s’appelle Public Court Saint-Louis. Et le principe de ce festival-là , c’est vraiment de faire concourir des films documentaires du monde entier », dit le directeur artistique.
Les films choisis pour ¨Public Court Nantes¨
Rappelant que le festival est soutenu par Nantes Métropole dans le cadre du programme « Places aux Mondes », un dispositif qui vise à favoriser la diversité culturelle à l’international, il explique comment ils ont eu le soutien des autorités locales à Nantes.
À cet effet, il nous confie que six films documentaires, représentant différents pays, seront projetés : »Le Roi et l’Empereur » de Marc Picavez qui vient de la France, « Disciplines » de Christophe M. Saber qui vient de Suisse, « Binta et la Bonne Idée » de Javier Fesser, qui vient de l’Espagne, « The Bicycle Man » de Twiggy Matiwana qui vient d’Afrique du Sud, « Le Chant du Péché » de Khalid Maadour qui vient du Maroc, et pour finir, « Un Air de Kora » d’Angèle Diabang qui vient du Sénégal. Donc d’apres lui, le système de vote est tel que : des bulletins de vote seront distribuer au public, ensuite, après deux heures de projection des six films, chacun aura la possibilité de voter pour le film qu’il aura choisi comme vainqueur. « Le public, muni de bulletins de vote, désignera le lauréat à l’issue des projections. Le film gagnant recevra une enveloppe de 500 euros, offerte par la ville de Nantes », nous confie-t-il.
Malgré le succès de cette initiative, Boubacar Thioye exprime le souhait d’un soutien accru du gouvernement sénégalais, notamment à travers le ministère de la Culture et la Direction de la Cinématographie : « Nous voulons compter plus sur l’accompagnement du ministère de la Culture du Sénégal. Parce que, qu’on le veuille ou pas aussi, c’est l’Université Gaston Berger, qui est mis en avant, c’est le film de l’atelier. Donc, le Sénégal a sa participation », dit-il, en précisant que,  pour obtenir une certaine égalité, il faudrait travailler sur l’aspect de la mobilité des Å“uvres artistiques, afin que le public court Nantes et le public court Saint-Louis puissent faire des échanges au niveau des films et au niveau de la mobilité.
Dans cette lancée, il souligne l’importance d’un accès au Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (FOPICA) pour financer des ateliers, des workshops et des programmes d’échange entre la France et le Sénégal. Ainsi, en attendant, cette première édition du Gala International du Court Métrage à Nantes s’annonce comme un événement marquant, qui témoigne du dynamisme de la création cinématographique et du dialogue inter culturel entre la France et le Sénégal.