Madagascar : le marché Sabotsy, l’un des plus grands marchés du continent africain, ravagé par un énorme incendie

Il s’est déclaré la veille, peu avant 18 heures, un violent incendie au Tsena Sabotsy, le plus grand marché de l’océan Indien, situé au cÅ“ur d’Antsirabe. Les pertes restent à chiffrer. 

Lieu emblématique de la vie économique et sociale de la région Vakinankaratra, le marché Sabotsy a été réduit en cendre par un brasier important qui aurait débuté dans une gargote au sein du marché, avant de se propager rapidement à travers les étals surchargés.

En effet, vers 21h, le feu a déjà ravagé le marché de volailles (sud), la boucherie (est), le marché de meubles (centre) ainsi que le marché de fruits et de légumes (nord), soit 80% du marché selon les estimations. Et malgré l’intervention des secours, il se répandait dans le secteur ouest, dans le secteur des commerces de PPN et les grossistes de fournitures scolaires.

 deux ca­mions de pompiers ont été mobilisés depuis 18h30, mais les secours éprouvaient
d’énormes difficultés pour maîtriser le feu à cause de l’accès difficile des lieux et l’ampleur des flammes. Des commerçants, arrivés en larmes, ont découvert leurs espaces de vente entièrement ravagés. Certains ont tenté désespérément de sauver quelques biens, dans une atmosphère désordonnée.

C’est une catastrophe ayant détruite de nombreuses marchandises et provoqué un chaos total.

Tsena Sabotsy, impressionnante mais déficient

Le marché Sabotsy réunit quotidiennement plus de trois mille commerçants sur près de 4,5 hectares. Avec sa surface impressionnante, le marché est devenu une véritable référence commerciale. D’ailleurs, le seul hangar dédié aux fruits et légumes couvre 1 500 m², illustrant ainsi l’envergure du site.

Avant d’être réhabilité en 2010, le Tsena Sabotsy occupait, depuis les années 1980, un terrain marécageux difficilement praticable. Ce lieu de commerce, où les ventes se tenaient principalement le samedi – d’où son nom « Sabotsy »-, était fait de boue et de bric-à-brac. En 2008, des travaux d’aménagement furent lancés par l’État, mais divers aléas, dont un précédent incendie, retardèrent l’inauguration officielle jusqu’en 2010.

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