Un jeune garçon, orphelin de père, venu de la ville de Youssoufia pour assister au célèbre rassemblement festif moussem moulay abdellah, a été victime d’agression sexuelle entre les mains d’un groupe de jeunes (environ une quinzaine selon des témoins) pendant plusieurs jours. L’enfant est gravement traumatisé par les actes successifs du viol collectif auxquels il a été soumis, ainsi que les effets de la drogue que ses assaillant lui ont infligés.
Les faits se seraient déroulés à El Jadida, le 14 aout 2025, lors du Moussem de Moulay Abdellah Amghar. Selon les témoignages de la victime et de sa mère, l’enfant, orphelin de père, aurait été retenu près d’une semaine par un groupe de plus de dix individus avant de révéler les sévices subis sous l’effet de drogue forte. Alertée, la Gendarmerie Royale d’El Jadida a immédiatement lancé une enquête, avec la mise en garde à vue d’un premier suspect, et cinq autres arrêtés et présentés devant le Procureur général du Roi près la cour d’appel d’El Jadida.
Parmi les 5 personnes arrêtées, qui sont venues pour la plupart de la région de Marrakech, il y a des mineurs et des adultes. Les premiers sont placés sous contrôle judiciaire tandis que les seconds ont été placés en garde à vue.
Quant à la triste victime de cette circonstance, un acteur associatif, Noureddine Bensida, membre de l’unité de protection de l’enfance à Youssoufia, qui accompagne l’enfant pendant son traitement, clame que « la victime, en état psychologique grave, a été accueilli à l’hôpital Mohammed VI de Marrakech après être passé par plusieurs centres hospitaliers à El Jadida et Sidi Bennour pour recevoir les premiers soins ».
L’urgence de renforcer la politique des protections de l’enfanceÂ
Cette outrageuse histoire n’a pas manquée de faire réagir l’Organisation Alternative pour l’enfance et la jeunesse. Dans un récent communiqué, l’association dénonce les défaillances structurelles de la protection des enfants au Maroc. « Ce crime révèle la fragilité politique de protection de l’enfance dans un contexte social et culturel qui favorise la prolifération de telle crime, et reproduit la violence et la domination masculin, où le corps de l’enfant devient le maillon le plus faible dans la chaine des relations sociales« , atteste l’organisation.
Dans ce même communiqué, l’association ajoute que les rassemblements religieux et culturels tels que moussem moulay abdellah Amghar, deviennent la plupart du temps des « zones grises » où le control social s’affaiblit, exposant ainsi les jeunes enfants non accompagnés à des dangers divers, dont des abus, la violence et l’exploitation.
Le viol collectif que cet enfant a subi est une sinistre affaire qui est venu entacher l’image de ce Moussem populaire qui ne cesse pourtant de célébrer la tolérance et les valeurs de l’Islam.