Dans la nuit du 5 au 6 janvier, l’Autorité nationale des élections (ANE) a proclamé la victoire écrasante de Faustin-Archange Touadéra à l’élection présidentielle centrafricaine.
Le président sortant remporte 76,15 % des suffrages exprimés dès le premier tour du scrutin du 28 décembre.
Ce quadruple scrutin (présidentiel, législatif, régional et municipal ) inédit dans le pays, a vu un taux de participation de 52,43 %.
Le principal opposant, Anicet-Georges Dologuélé, n’obtient que 14,66 % des voix, suivi de loin par Henri-Marie Dondra (3,19 %).
Dès l’annonce des résultats provisoires, l’opposition a dénoncé de graves irrégularités et un scrutin entaché de fraudes, certains candidats allant jusqu’à appeler à l’annulation pure et simple du processus.
Ce troisième mandat pour Faustin-Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016, n’aurait pas été possible sans la réforme constitutionnelle de 2023.
Approuvée par référendum, celle-ci a supprimé la limite de deux mandats et porté la durée du mandat présidentiel de 5 à 7 ans, permettant au chef de l’État de briguer un nouveau septennat.
Le président réélu, qui s’était présenté comme le garant de la stabilité face à l’instabilité chronique du pays, a salué « la confiance renouvelée » des Centrafricains et leur rejet des troubles. Son camp parle d’un « KO » électoral.
Ces résultats restent toutefois provisoires. Ils doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel, qui examinera les éventuels recours dans les prochains jours. La proclamation définitive est attendue mi-janvier.